Ode aux crè­me­ries... d’hier et d’au­jourd’hui!

Journal de Rosemont - - ACTUALITÉS -

C’est fou comme les pe­tits plai­sirs de la vie peuvent mar­quer nos mé­moires... Quand j’étais pe­tite, j’ha­bi­tais à la cam­pagne; on al­lait donc faire nos courses « en ville ». Sur le che­min du re­tour, on pas­sait de­vant une crè­me­rie, la­quelle était évi­dem­ment tou­jours ani­mée par les belles jour­nées d’été : in­di­cibles, l’ex­ci­ta­tion et la joie qui s’em­pa­raient de moi quand mon père ra­len­tis­sait, signe évident qu’un ar­rêt gour­mand im­promp­tu était au me­nu!

Je m’en sou­viens comme si c’était hier : le so­leil ar­dent, l’am­biance dé­con­trac­tée, les chaises de plas­tique rouge vif, le sou­rire de mes soeurs, la pro­messe d’un ré­gal as­su­ré... com­ment ne pas goû­ter le mo­ment? Le bon­heur de sa­vou­rer une crème gla­cée et l’al­lé­gresse de la sur­prise confé­raient à ces es­cales in­opi­nées des airs de va­cances fa­mi­liales. Et j’en pro­fi­tais à fond — moi qui aime tant la crème gla­cée!

Les dé­gus­ta­tions en fa­mille sont dé­sor­mais choses du pas­sé, mais j’at­tends tou­jours im­pa­tiem­ment le re­tour de la sai­son des glaces. J’ai gar­dé cette joie en­fan­tine face aux crè­me­ries : chaque vi­site me ra­mène à l’époque où mes plus gros « pro­blèmes » consis­taient à de­voir choi­sir entre les 1001 dé­lices qui fai­saient ba­lan­cer mon coeur (et mon es­to­mac, par­fois!) et à man­ger mon cor­net, le cas échéant, avant qu’il ne dé­gou­line sur mes doigts — c’est qu’il ne fal­lait pas en perdre une goutte! — et sans que, hor­reur su­prême (!), la boule ne s’évade...

Les crè­me­ries, il n’y a rien de tel pour boos­ter le mo­ral... Eh oui, je dois l’ad­mettre, les crè­me­ries et moi, c’est à la vie, à la mort, point fi­nal!

Na­tha­lie :)

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