CULTI­VER L’ES­POIR DE MIL­LIERS DE FA­MILLES

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Un or­ga­nisme de Ro­se­mont – La Pe­tite-Pa­trie pro­duit des tonnes de lé­gumes lo­caux qui se re­trouvent dans les as­siettes des plus dé­mu­nis de la mé­tro­pole grâce à un mo­dèle d’af­faires in­usi­té.

Un or­ga­nisme de Ro­se­mont – La Pe­tite-Pa­trie pro­duit des tonnes de lé­gumes lo­caux qui se re­trouvent dans les as­siettes des plus dé­mu­nis de la mé­tro­pole grâce à un mo­dèle d’af­faires in­usi­té.

Se tar­guant d’être la plus grosse opé­ra­tion de la sorte en Amé­rique du Nord, le pro­gramme «Culti­ver l’es­poir» du Re­grou­pe­ment Par­tage, a ac­quis 27 hec­tares de terres arables dans la mu­ni­ci­pa­li­té de Sen­ne­ville, sur l’île de Mont­réal.

De­puis quatre ans, une part des lé­gumes ré­col­tés est des­ti­née aux grandes banques ali­men­taires, comme Jeu­nesse au so­leil et Mois­son Mont­réal. L’autre se re­trouve sur les étals des épi­ce­ries Mé­tro, pour être ven­due aux clients.

En 2017, ce sont 61 tonnes qui ont été re­dis­tri­buées aux gens qui fré­quentent les banques ali­men­taires, et 45 tonnes qui ont été ache­tées par les consom­ma­teurs, fi­nan­çant ain­si cette ini­tia­tive.

Cette der­nière es­time que son or­ga­nisme par­vien­dra à pro­duire 121 tonnes de ca­rottes, ru­ta­ba­gas et choux verts cette an­née, dont 55 % pren­dront le che­min des banques ali­men­taires.

Si le re­grou­pe­ment a pu comp­ter sur un don 90 000$ de l’OEuvre Lé­ger au lan­ce­ment de ses opé­ra­tions, Syl­vie Ro­chette, co­fon­da­trice du Re­grou­pe­ment Par­tage croit qu’il se­ra pos­sible au pro­gramme de fonc­tion­ner en­tiè­re­ment grâce à ses re­ve­nus d’ici 2023.

«Le coût de lo­ca­tion des terres s’élève à 55 000$ par an­née et nos frais de pro­duc­tion va­rient entre 125 000$ et 140 000$, dé­pen­dam­ment des condi­tions an­nuelles. Les ma­la­dies, les cham­pi­gnons et les che­vreuils peuvent nous af­fec­ter gran­de­ment, puis­qu’il s’agit de lé­gumes bio­lo­giques», in­siste la co­fon­da­trice.

D’ailleurs, cette der­nière se dé­fend de faire com­pé­ti­tion aux pro­duc­teurs bio­lo­giques qué­bé­cois avec son ini­tia­tive, car «près de 85 % des lé­gumes bio­lo­giques» que l’on re­trouve en épi­ce­rie pro­viennent de l’im­por­ta­tion, in­dique-t-elle.

Chaque an­nae, 14,4 mil­lions de kg de den­rées et autres pro­duits es­sen­tiels sont dis­tri­bués dans les banques ali­men­taires de la mé­tro­pole, re­pré­sen­tant une va­leur mo­né­taire de 80,3 mil­lions $.

« L’idée nous est ve­nue lorsque nous avons consta­té le manque de lé­gumes frais dis­po­nibles dans les centres ali­men­taires en hi­ver. C’est pour­quoi nous avons choi­si de culti­ver des lé­gumes in­di­gènes et ra­cines, parce qu’ils se conservent bien en hi­ver.»

Syl­vie Ro­chette, co­fon­da­trice du Re­grou­pe­ment Par­tage.

(Gra­cieu­se­té)

Des cen­taines de tonnes de lé­gumes sont pro­duits dans l’ouest de l’île de Mont­réal pour être re­dis­tri­bués dans les banques ali­men­taires.

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