Les vé­té­rans pour­ront se sta­tion­ner gra­tui­te­ment

L'Écho de Maskinongé - - ACTUALITÉS - PIER-OLI­VIER GAGNON pier-oli­vier.gagnon@tc.tc

LOUI­SE­VILLE.

La Ville de Loui­se­ville mo­di­fie son rè­gle­ment sur la ta­ri­fi­ca­tion des par­co­mètres de sta­tion­ne­ment afin de per­mettre aux an­ciens com­bat­tants de l’ar­mée ca­na­dienne de se sta­tion­ner gra­tui­te­ment aux es­paces mu­nis d’un ho­ro­da­teur.

On se rap­pelle que lors de la cé­ré­mo­nie du jour du Sou­ve­nir, en no­vembre 2015, le maire Yvon De­shaies avait dé­cla­ré que les an­ciens com­bat­tants mu­nis d'une plaque d'im­ma­tri­cu­la­tion avec un co­que­li­cot n'au­raient plus à dé­bour­ser les frais de sta­tion­ne­ment au cen­tre­ville de Loui­se­ville. Une vo­lon­té qu'il a tou­te­fois ou­blié de pré­sen­ter à l'ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale pour l'of­fi­cia­li­ser dans les rè­gle­ments.

Or, au dé­but du mois d'avril, un an­cien com­bat­tant a re­çu un billet d'in­frac­tion pour avoir ga­ré son vé­hi­cule dans un es­pace de sta­tion­ne­ment mu­ni d'un ho­ro­da­teur sans mettre d'ar­gent dans ce­lui-ci. Le vé­té­ran-contre­ve­nant s'est alors ren­du à l'hô­tel de ville de Loui­se­ville où il a rap­pe­lé la dé­cla­ra­tion du maire de Loui­se­ville. Ce der­nier a res­pec­té son en­ga­ge­ment et a vo­lon­tai­re­ment dé­frayé de sa poche cette amende de 43$.

«Pour res­pec­ter ma dé­cla­ra­tion, j'ai de­man­dé à ce qu'on place le billet d'in­frac­tion sur mon bu­reau et j'ai moi-même été le payer avec plai­sir. J'ai omis d'en­trer ça dans la rè­gle­men­ta­tion mu­ni­ci­pale. C'est mon er­reur et nous al­lons adop­ter un rè­gle­ment tel que je vou­lais le faire», in­dique Yvon De­shaies, maire de Loui­se­ville.

Avec ce nou­veau rè­gle­ment, le con­seil mu­ni­ci­pal de Loui­se­ville sou­haite sou­li­gner l'en­ga­ge­ment et le cou­rage dont ont fait preuve les vé­té­rans qui ont dé­fen­du les va­leurs dé­mo­cra­tiques lors des conflits du 20e siècle et qu'à cette fin, il sou­haite leur té­moi­gner de la re­con­nais­sance en les exemp­tant du paie­ment du ta­rif exi­gé pour l'uti­li­sa­tion d'un es­pace de sta­tion­ne­ment mu­ni d'un ho­ro­da­teur com­mu­né­ment ap­pe­lé par­co­mètre.

Un avis de mo­tion du rè­gle­ment a été don­né lors de la séance or­di­naire du con­seil mu­ni­ci­pal le 10 avril der­nier. Ce nou­veau rè­gle­ment se­ra adop­té le 8 mai pro­chain. Loui­se­ville se­ra la qua­trième ville au Qué­bec à adop­ter un rè­gle­ment sem­blable.

En Mau­ri­cie et au Centre-duQué­bec, 83,6 % de la po­pu­la­tion a un mé­de­cin de fa­mille. Il s’agit d’une hausse im­por­tante com­pa­ra­ti­ve­ment à 2015 alors que ce taux se si­tuait à 78 %.

Le Centre in­té­gré uni­ver­si­taire de san­té et de ser­vices so­ciaux de la Mau­ri­cie-et-duCentre-du-Qué­bec (CIUSSS MCQ) constate éga­le­ment que le nombre de per­sonnes sans mé­de­cin de fa­mille a di­mi­nué consi­dé­ra­ble­ment. Ce nombre est pas­sé de 125 183 en 2014-2015 à 80 967 en 2016-2017. C'est donc 44 216 per­sonnes qui ont trou­vé un mé­de­cin de fa­mille du­rant cette pé­riode.

«Ce­la s'ex­plique no­tam­ment par une mo­bi­li­sa­tion et une concer­ta­tion im­por­tantes des mé­de­cins de notre ré­gion pour éta­blir des stra­té­gies de ré­par­ti­tion de la clien­tèle or­phe­line, telle une prise en charge de nou­veaux pa­tients pro­por­tion­nelle à leur clien­tèle. La ma­jo­ri­té des mé­de­cins ont ac­cep­té vo­lon­tai­re­ment de voir da­van­tage de pa­tients dans leur charge de tra­vail», in­dique Anne-So­phie Bru­nelle du ser­vice des com­mu­ni­ca­tions pour le CIUSSS MCQ.

L'ob­jec­tif de l'or­ga­ni­sa­tion est d'at­teindre un taux de prise en charge de plus de 85 % en 2017. D'ici l'au­tomne, qua­rante nou­veaux mé­de­cins de fa­mille ar­ri­ve­ront dans la ré­gion, ce qui de­vrait fa­ci­li­ter l'at­teinte de cet ob­jec­tif. Pré­sen­te­ment, on 605 mé­de­cins om­ni­pra­ti­ciens pour la Mau­ri­cie-Centre-du-Qué­bec.

Quant au temps d'at­tente pour les per­sonnes sans mé­de­cin de fa­mille, le CIUSSS en­re­gistre un dé­lai moyen d'at­tente de 200 jours pour les per­sonnes de prio­ri­té A. Ce dé­lai était de 400 jours en juin der­nier.

Par ailleurs, la fa­cul­té de mé­de­cine du Cam­pus de l'Uni­ver­si­té de Mon­tréal à TroisRi­vières a for­mé plus de 90 mé­de­cins de fa­mille de­puis son ou­ver­ture en 2005. Près de 70 % d'entre eux ont choi­si d'éta­blir leur pratique en Mau­ri­cie et au Centre-du-Qué­bec. Pour trou­ver un mé­de­cin de fa­mille, les gens peuvent s'ins­crire au www.gamf.gouv.qc.ca

(Photo TC Me­dia - Pier-Oli­vier Gagnon)

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