SOU­VE­NIRS D’UN PRIN­TEMPS éRABLE

L’actualité - - COURRIER DES LECTEURS - Ray­mond Beau­lieu

Ga­briel Nadeau-Du­bois est très clair­voyant (« Des élites dé­con­nec­tées », 1er nov. 2013). Je ne peux qu’être d’ac­cord avec lui. Je conti­nue néan­moins de me de­man­der pour­quoi, pen­dant le prin­temps érable, il lui était in­ter­dit de désap­prou­ver la vio­lence de cer­tains. Pour­quoi les lea­ders étu­diants n’ont-ils ja­mais re­con­nu l’exis­tence au Qué­bec d’un bon ré­gime d’aide fi­nan­cière, amé­lio­ré pen­dant le conflit, qui change tout en ma­tière d’ac­ces­si­bi­li­té ? Plus un étu­diant et sa fa­mille sont pauvres, plus ce­lui-ci a droit à des bourses sub­stan­tielles.

Louis-Phi­lippe Pelletier, DON­NA­CO­NA Ga­briel Nadeau-Du­bois dit que les jeunes paient un lourd tri­but à la bê­tise de l’éco­no­mie néo­li­bé­rale. Pour­tant, la ma­jo­ri­té des jeunes de sa gé­né­ra­tion n’ont pas en­core payé d’im­pôts ou si peu. Grâce à l’éco­no­mie néo­li­bé­rale, une grande ma­jo­ri­té de Qué­bé­cois des gé­né­ra­tions qui le pré­cèdent sont pas­sés de chô­meurs à ou­vriers, tech­ni­ciens ou pro­fes­sion­nels. Beau­coup ont contri­bué pour plus de 50 % de leurs re­ve­nus en im­pôts et taxes pour s’of­frir, ain­si qu’à leurs en­fants, une so­cié­té en­viée pour son ni­veau de vie. Il faut com­men­cer par faire son hon­nête contri­bu­tion avant de ré­cla­mer son dû et te­nir un dis­cours de grand cri­tique ex­pert sur toutes les tri­bunes.

VAL-MO­RIN

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