AVANT MON­TRÉAL, IL Y A EU DÉ­TROIT !

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Dé­penses in­con­trô­lées, al­lé­ga­tions de conflits d’in­té­rêts, âpre concur­rence entre en­tre­prises pour l’ob­ten­tion de contrats, scan­dales po­li­tiques : non, il n’est pas ici ques­tion du Centre uni­ver­si­taire de san­té McGill (CUSM), mais bien de la si­tua­tion dans la­quelle a été plon­gé il y a 10 ans le De­troit Me­di­cal Cen­ter (DMC), un mé­ga­hô­pi­tal di­ri­gé par nul autre que… Ar­thur Por­ter. Une en­quête pu­bliée en 2004 par

L’ac­tua­li­té mé­di­cale dres­sait un portrait ac­ca­blant du pas­sage d’Ar­thur Por­ter à la tête de l’hô­pi­tal de Dé­troit. Au cours de son man­dat, et alors que les fi­nances de l’hô­pi­tal sont au plus bas, le DMC ac­corde à l’en­tre­prise in­for­ma­tique Care Tech le plus gros contrat de sous-trai­tance — un mil­liard de dol­lars sur 10 ans — ja­mais at­tri­bué par un éta­blis­se­ment de san­té aux États-Unis. Ce contrat plonge Por­ter dans la contro­verse : le pré­sident de l’en­tre­prise qui l’a ob­te­nu est aus­si pré­sident d’un des sept centres hos­pi­ta­liers qui com­posent le DMC.

Ar­thur Por­ter s’est en­suite fait nom­mer au con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de Care Tech. Ce contrat a fi­na­le­ment dû être an­nu­lé par le De­troit Me­di­cal Cen­ter, puis­qu’une autre en­tre­prise avait dé­po­sé une sou­mis­sion deux fois moins éle­vée, sans tou­te­fois avoir été re­te­nue.

Il n’en fal­lait pas plus pour que, lorsque Por­ter quitte cet hô­pi­tal pour le CUSM, en 2003, la gou­ver­neure du Mi­chi­gan exige qu’une com­mis­sion gou­ver­ne­men­tale sur­veille dé­sor­mais les dé­penses des hô­pi­taux pri­vés.

Ar­thur Por­ter est au­jourd’hui ac­cu­sé de fraude, de com­plot pour fraude, d’abus de confiance — entre autres —, dans le cadre d’une vaste en­quête po­li­cière sur la construc­tion du CUSM…

CUSM

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