LE QUÉ­BEC PRÊT POUR EBO­LA

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Si un por­teur du vi­rus Ebo­la se pré­sente dans un hô­pi­tal du Qué­bec, le per­son­nel mé­di­cal sau­ra quoi faire. Il est prêt de­puis… 1998 ! La fièvre hé­mor­ra­gique cau­sée par ce vi­rus fi­gure en toutes lettres dans Le plan qué­bé­cois des ur­gences in­fec­tieuses : Ma­la­dies à sur­veillance ex­trême, aux cô­tés de la peste, du cho­lé­ra et de la va­riole.

Ce do­cu­ment de 184 pages se­ra mis à jour, mais sur le plan mé­di­cal, le pro­to­cole à suivre chan­ge­ra peu, dit la Dre Cé­cile Trem­blay, di­rec­trice scien­ti­fique du La­bo­ra­toire de san­té pu­blique du Qué­bec.

Un cas sus­pect se­rait im­mé­dia­te­ment mis en iso­le­ment et le per­son­nel soi­gnant re­vê­ti­rait une te­nue com­plète de pro­tec­tion, com­pre­nant blouse, gants, masque et vi­sière.

Tous les hô­pi­taux doivent se te­nir prêts, au­cun n’ayant été ex­pres­sé­ment dé­si­gné pour trai­ter les ma­lades at­teints de la fièvre d’Ebo­la. « Nous évi­tons ain­si le trans­port entre hô­pi­taux, pour li­mi­ter au mi­ni­mum le risque de conta­gion », pré­cise la Dre Trem­blay, qui sou­ligne la faible pro­ba­bi­li­té de voir des cas d’Ebo­la au Qué­bec. Et dans une telle éven­tua­li­té, les strictes pro­cé­dures de trai­te­ment ré­dui­raient à néant le risque de pro­pa­ga­tion.

Ar­ri­vée en Es­pagne d’un pa­tient ayant contrac­té la fièvre d’Ebo­la au Li­be­ria.

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