DES CÉ­GÉ­PIENS QUI DÉ­RANGENT

Les étu­diants ayant des troubles d’ap­pren­tis­sage sont de plus en plus nom­breux au col­lé­gial. Et les ac­com­mo­de­ments dont ils bé­né­fi­cient ne font pas l’af­faire de tous.

L’actualité - - NEWS - Par Isa­belle Gré­goire

Les ac­com­mo­de­ments dont bé­né­fi­cient les étu­diants ayant des troubles d’ap­pren­tis­sage ne font pas l’af­faire de tous.

L

ivres et textes en for­mat au­dio, temps d’exa­mens al­lon­gé avec ac­cès aux lo­gi­ciels de cor­rec­tion, ques­tions lues à haute voix par un res­pon­sable, ser­vice de prise de notes en classe... Avec son diag­nos­tic de dys­lexie et dys­or­tho­gra­phie graves, de trouble du dé­fi­cit de l’at­ten­tion et de trouble de la per­son­na­li­té li­mite, la cé­gé­pienne Ch­ris­tine Ro­bi­doux, 28 ans, a droit à une foule d’ac­com­mo­de­ments. Étu­diante en tech­niques d’in­ter­ven­tion en loi­sirs au cé­gep du Vieux Mon­tréal de­puis 2010, elle bé­né­fi­cie aus­si d’un ho­raire adap­té ( seu­le­ment trois cours par ses­sion, tous le ma­tin) et pré­voit ob­te­nir son di­plôme d’études collégiale­s... à l’hiver 2018.

« Huit ans, c’est long, mais ça va me per­mettre de faire un mé­tier que j’aime, confie-t-elle. Sans ces ac­com­mo­de­ments, je ne pour­rais pas y ar­ri­ver. » Pour que Ch­ris­tine puisse ac­croître son au­to­no­mie, les me­sures de sou­tien dont elle pro­fite se­ront tou­te­fois al­lé­gées de fa­çon gra­duelle. Ses ré­sul­tats sco­laires sont en tout cas au ren­dez-vous : elle af­fiche avec fier­té une moyenne de 85 % dans ses cours de tech­niques et de 80 % dans les cours obli­ga­toires.

Au Qué­bec comme dans de nom­breux pays oc­ci­den­taux, on s’ef­force de­puis quelques an­nées de don­ner à tous les élèves le maxi­mum de chances de réus­sir leurs études. En plus de res­pec­ter le prin­cipe de l’éga­li­té des chances, l’ob­jec­tif est de pré­pa­rer le plus de per­sonnes pos­sible au mar­ché du tra­vail. Un in­ves­tisse-

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