VIVE LES IM­PÔTS ?

L’actualité - - LE COURRIER DES LECTEURS -

Pe­tite ré­flexion à la suite de ma lec­ture de « La nouvelle lutte des classes » (1er oct. 2014) : 61 % des tra­vailleurs qué­bé­cois n’ont pas de ré­gime de rentes. Alors qu’ad­vien­dra-t-il d’eux à la re­traite ? Ils de­vront comp­ter sur les ré­gimes pu­blics, pro­vin­cial et fé­dé­ral, et sur les fonds pu­blics pour une vie plus dé­cente. Qu’est-ce qui ali­mente ces fonds pu­blics ? Les im­pôts. Et qui paie ces im­pôts ? Un peu tout le monde, en pro­por­tion de ses re­ve­nus. Et par­mi ces per­sonnes, il y a celles qui bé­né­fi­cient d’un ré­gime de re­traite as­sez gé­né­reux pour de­voir payer des im­pôts, les­quels ser­vi­ront à as­su­rer une vie dé­cente à ceux qui n’au­ront pas de ré­gime de re­traite autre que les ré­gimes pu­blics !

Joanne Pa­ra­dis SAINT-JÉ­RÔME

Vous avez omis de sou­li­gner une dif­fé­rence im­por­tante entre les re­trai­tés du fé­dé­ral et ceux du pri­vé et des mu­ni­ci­pa­li­tés : l’im­pôt. L’em­ployé du fé­dé­ral bé­né­fi­cie d’une co­ti­sa­tion à son ré­gime de re­traite par l’em­ployeur, mais celle-ci est im­po­sable. Lorsque l’em­ployeur co­tise pour 4 000 dol­lars, l’em­ployé paie 1 600 dol­lars d’im­pôt (taux mar­gi­nal de 40 %) ; la co­ti­sa­tion de l’em­ployeur n’est donc que de 2 400 dol­lars (4 000 – 1 600), alors que celle de l’em­ployé est de 5 600 dol­lars (4 000 + 1 600). Vous n’avez pas im­pu­té l’ef­fet de l’im­po­si­tion dans vos cal­culs. D’après les pré­vi­sions, une per­sonne de­vra do­ré­na­vant tra­vailler plus long­temps, en­vi­ron 37 an­nées, soit de 23 à 60 ans. L’es­pé­rance de vie étant de 78 ans pour les hommes, une per­sonne se­rait à la re­traite pen­dant 18 ans. Un em­ployé du fé­dé­ral doit dès le dé­but co­ti­ser pour 7,5 % de son sa­laire au ré­gime de re­traite. Si ses co­ti­sa­tions au ré­gime rap­portent 2 % (in­té­rêt com­po­sé) pen­dant 37 ans, l’em­ployé au­ra une somme suf­fi­sante pour cou­vrir la to­ta­li­té de sa re­traite, sans la co­ti­sa­tion de l’em­ployeur (sauf les frais d’ad­mi­nis­tra­tion).

Donc, c’est un sys­tème d’épargne obli­ga­toire ad­mi­nis­tré par l’em­ployeur. La pre­mière mi­nistre de l’On­ta­rio, Kath­leen Wynne, pro­pose d’ins­tau­rer un ré­gime sem­blable.

Ro­bert Re­naud RO­CK­LAND (ONT.)

Mer­ci pour un ar­ticle très in­for­ma­tif sur le dos­sier des re­traites au Qué­bec. Puisque l’es­pé­rance de vie est plus longue, il faut co­ti­ser plus long­temps aux ré­gimes de rentes. Je crois que le re­ve­nu de re­traite de­vrait être lié au nombre d’an­nées de co­ti­sa­tion. Une per­sonne ayant tra­vaillé 30 ans re­ce­vrait donc une rente moins éle­vée qu’une autre ayant tra­vaillé 42 ans !

Jean-Marc Pa­quet GATINEAU

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