ANES­THÉ­SISTES À RISQUE

L’actualité - - LES ACTUALITÉS -

l’École de mé­de­cine Icahn de l’hô­pi­tal Mount Si­nai, à New York, les ré­si­dents en anes­thé­sie ap­prennent à dé­tec­ter les symp­tômes de toxi­co­ma­nie… chez leurs col­lègues. « Le pro­blème de dé­pen­dance est connu au sein de la pro­fes­sion et on l’aborde ou­ver­te­ment », dit le Dr Ethan Bry­son, pro­fes­seur d’anes­thé­sie.

Bien qu’ils ne soient pas plus vul­né­rables à la toxi­co­ma­nie que le reste de la po­pu­la­tion, pré­cise-t-il, « les anes­thé­sistes ont ac­cès à des drogues plus dures ». Le fen­ta­nyl, par exemple, un an­ti­dou­leur 100 fois plus puis­sant que la mor­phine et qui peut tuer les per­sonnes dé­pen­dantes après quelques mois d’uti­li­sa­tion.

Et con­trai­re­ment aux autres mé­de­cins qui exercent en mi­lieu hos­pi­ta­lier, les anes­thé­sistes ont un ac­cès di­rect aux mé­di­ca­ments.

Au Qué­bec, les mé­de­cins qui souffrent d’une dé­pen­dance peuvent avoir re­cours au Pro­gramme d’aide aux mé­de­cins du Qué­bec (PAMQ). Le Col­lège des mé­de­cins peut aus­si im­po­ser à ses membres toxi­co­manes de s’ins­crire au Pro­gramme de sui­vi ad­mi­nis­tra­tif. Fin sep­tembre, 65 mé­de­cins y étaient ins­crits. Il était im­pos­sible de sa­voir quelles spé­cia­li­tés ils exer­çaient.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.