20 % à 25 % ef­fets se­con­daires,

L’actualité - - SANTÉ -

do­myo­lyse, une rare forme de dé­gra­da­tion des muscles. Le risque de dia­bète aug­men­tait éga­le­ment, mais très lé­gè­re­ment.

« At­ten­tion, il ne faut pas se fier aux es­sais cli­niques pour dé­ter­mi­ner les ef­fets no­cifs, met en garde le Dr Paul Poi­rier. Avant le dé­but des études, il y a une pre­mière phase d’en­vi­ron huit se­maines qui sert à ex­clure en­core du­re­ment cri­ti­quer lors­qu’il par­lait ou­ver­te­ment des ef­fets se­con­daires des sta­tines. « Au­jourd’hui, c’est le contraire, on me cite ! » dit­il. À son avis, ce re­vi­re­ment de si­tua­tion n’est pas étran­ger à ce qui se trame dans les grands la­bo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques. Les bre­vets des sta­tines ayant ex­pi­ré, des géants comme Am­gen et Pfi­zer pré­ parent la pro­chaine gé­né­ra­tion de mé­di­ca­ments contre le cho­les­té­rol, nom­més « in­hi­bi­teurs de PCSK9 ». Et que pro­met­ten­tils aux mé­de­cins, qu’ils ont dé­jà com­men­cé à ap­pâ­ter dans les congrès ? Que les PCSK9 n’au­ront pas d’ef­fets se­con­daires !

« Les in­hi­bi­teurs de PCSK9 vont nous per­mettre d’abais­ser le taux de cho­les­té­rol à des ni­veaux ja­mais vus », s’en­thou­siasme le Dr George Tha­nas­sou­lis, qui n’est pas as­so­cié à la re­cherche sur ces mé­di­ca­ments. « Ils se­ront très utiles pour les pa­tients à haut risque. » Et pour la pré­ven­tion pri­maire ? « Ça, je n’en suis pas convain­cu. »

Pour les mé­de­cins gé­né­ra­listes, dresser le por­trait des risques car­dio­vas­cu­laires d’une per­sonne avec toutes ses nuances n’est pas tou­jours réa­liste.

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