UN PHARE DANS LA NUIT

Le Phare En­fants et Fa­milles / Offre un ré­pit aux fa­milles de 300 en­fants ma­lades

L’actualité - - PHILANTHRO­PIE | COUP DE COEUR -

Le plus dif­fi­cile lors de sa pre­mière vi­site au Phare En­fants et Fa­milles, c’est d’avoir le cou­rage de pous­ser la porte. Une fois à l’in­té­rieur, le sou­rire conta­gieux des em­ployés, les ef­fluves ap­pé­tis­sants éma­nant de la cui­sine et le sa­lon dé­bor­dant de vie font vite ou­blier que nous sommes dans une mai­son de soins pal­lia­tifs pour en­fants.

Ni­ché au coeur d’un quar­tier ré­si­den­tiel de Mon­tréal, le Phare ac­com­pagne gra­tui­te­ment les fa­milles de 300 en­fants souf­frant d’une ma­la­die po­ten­tiel­le­ment fa­tale et ve­nant de par­tout au Qué­bec. Les pa­rents peuvent y dé­po­ser leur tré­sor jus­qu’à 30 nuits par an­née afin d’avoir un mo­ment de ré­pit. « On ré­serve comme à l’hô­tel », dit la di­rec­trice gé­né­rale ad­jointe, Sté­pha­nie Bar­ker. Et le trai­te­ment est meilleur qu’au Club Med.

Il y a les soins, bien en­ten­du, of­ferts par une équipe mé­di­cale pré­sente 24 heures sur 24, mais aus­si des ac­ti­vi­tés or­ga­ni­sées par une cen­taine de bé­né­voles. Courses en fau­teuil rou­lant, matchs de bas­ket dans les cor­ri­dors, sau­cettes dans la pis­cine in­té­rieure : tout pour don­ner du bon­heur aux en­fants.

Les ser­vices du Phare sont of­ferts dès le diag­nos­tic. Cer­tains en­fants fré­quentent ain­si l’or­ga­nisme pen­dant quelques an­nées — et les plus chan­ceux voient leur pro­nos­tic s’amé­lio­rer grâce à la dé­cou­verte d’un nou­veau trai­te­ment. Hé­las ! l’âge des pa­tients té­moigne que c’est ra­re­ment le cas : la moi­tié d’entre eux ont moins de deux ans.

Lorsque viennent les der­niers jours, les soins pal­lia­tifs peuvent se dé­rou­ler dans les grandes chambres in­times du Phare plu­tôt qu’à l’hô­pi­tal. Et pas ques­tion de mettre fin à l’ac­com­pa­gne­ment des fa­milles après le dé­cès. Toutes ont ac­cès à des consul­ta­tions de sui­vi de deuil. « C’est par­fois ce qui leur per­met d’évi­ter le nau­frage », dit Sté­pha­nie Bar­ker. C’est ça, le rôle d’un phare.

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