, TOUS A L AFFUT DE LA FAUNE !

Les ini­tia­tives vi­sant à re­cen­ser les po­pu­la­tions ani­males sont celles qui per­mettent au plus grand nombre de per­sonnes de par­ti­ci­per. En voi­ci trois qui sol­li­citent l,aide des Qué­bé­cois.

L’actualité - - DÉCRYPTAGE -

CHAUVES-SOU­RIS AUX ABRIS

| Vous tom­bez nez à nez avec des chauves-sou­ris dans votre gre­nier ? Avant de par­tir en cou­rant, comp­tez-les ! Leur po­pu­la­tion di­mi­nue ra­di­ca­le­ment de­puis quelques an­nées, à cause du syn­drome du mu­seau blanc, un cham­pi­gnon qui les in­fecte pen­dant qu’elles hi­bernent. Chauves-sou­ris aux abris, une ini­tia­tive du Centre de la science de la bio­di­ver­si­té du Qué­bec, pro­pose aux Qué­bé­cois de si­gna­ler sur son site In­ter­net l’em­pla­ce­ment de co­lo­nies de chauves-sou­ris, en pre­nant des pho­tos et en comp­tant le nombre d’in­di­vi­dus trou­vés. Ces in­for­ma­tions per­mettent de faire un sui­vi plus étroit des po­pu­la­tions, et de mieux éva­luer les me­sures à adopter pour leur pro­tec­tion.

# ECAPELAN

| Le ca­pe­lan est un très pe­tit pois­son qui a de très grandes ré­per­cus­sions sur l’éco­sys­tème du Ca­na­da at­lan­tique. Il consti­tue une res­source ali­men­taire es­sen­tielle pour plu­sieurs autres es­pèces, comme les phoques, les oi­seaux de mer et les ba­leines. Cer­tains pré­da­teurs, tels que la ba­leine à bosse et le pe­tit ror­qual, dé­pendent du ca­pe­lan pour plus de 75 % de leur ali­men­ta­tion. D’avril à août, ces pois­sons viennent rou­ler — lit­té­ra­le­ment — sur les rives du golfe et de l’es­tuaire du Saint-Laurent. #eCapelan, créé par l’Ob­ser­va­toire glo­bal du Saint-Laurent en par­te­na­riat avec WWF-Ca­na­da, de­mande la par­ti­ci­pa­tion du pu­blic pour si­gna­ler leur pré­sence. En ap­pro­fon­dis­sant leur connais­sance de cette es­pèce, les cher­cheurs pour­ront mieux étu­dier l’éco­sys­tème qué­bé­cois au com­plet.

CA­RA­PACE

| De mai à oc­tobre, c’est la sai­son ac­tive pour les tor­tues du Qué­bec. Elles se dé­placent pour trou­ver de la nour­ri­ture, pour s’ac­cou­pler ou en­core pour chan­ger d’ha­bi­tat. C’est pen­dant ces dé­pla­ce­ments qu’elles tra­versent des routes et qu’elles sont le plus vul­né­rables aux ac­ci­dents. En les si­gna­lant à Ca­ra­pace, vi­vantes, bles­sées ou mortes, vous ai­dez Conser­va­tion de la na­ture Ca­na­da (CNC) à dé­ter­mi­ner les lieux où elles sont pré­sentes et en dan­ger. Ces don­nées peuvent être dé­ci­sives : sur les huit es­pèces de tor­tues du Qué­bec, six sont en si­tua­tion pré­caire, et seule­ment 2 tor­tues sur 100 par­viennent à l’âge adulte.

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