L'Auto Ancienne

MONARCH RICHELIEU PHAETON 1956

- BOBBY GALLANT, MIRABEL, QC

Radicaleme­nt nouveaux, les produits Ford 1949 virent naître une Monarch d’apparence sublime au printemps 1948. La nouvelle carrosseri­e Mercury était magnifique et la calandre de la Monarch prit dès lors une apparence distincte. Ne ressemblan­t en rien à celle d’une Ford ou d’une Mercury, elle affichait trois larges barres horizontal­es et cinq barres verticales. Au-dessus de la calandre se trouvait une large pièce chromée portant le nom et le logo Monarch.

MONARCH 1949

La marque Monarch adopta le lion comme un de ses symboles. L'ornement du capot représenta­it un lion bondissant. Cet emblème ressemblai­t beaucoup au symbole plus récent de Jaguar. Sous le déflecteur d’air, la portière avant était ornée du nom et du logo Monarch. Les baguettes de protection contre le frottement étaient semblables à celles de Mercury, sauf à l'avant, où elles dépassaien­t des ailes. Cette pièce chromée était munie d’un réflecteur rétro ambré réfléchiss­ant monté sur son extrémité avant. Une magnifique poignée chromée permettait d’ouvrir le coffre. Au-dessus de celle-ci se trouvait une pièce chromée comme celle que l'on retrouvait au-dessus de la calandre, mais plus courte. À l’intérieur, le tableau de bord autrefois utilisé par Ford a été remplacé par celui de Mercury. Si aucune horloge n'était installée, le logo Monarch s'affichait dans cet espace situé au milieu de la partie supérieure.

La berline sport, le cabriolet et le coupé Club étaient les seuls types de carrosseri­es offerts. En raison de la popularité de la nouvelle Monarch et de la très longue année du modèle, la production totale de 1949, s'élevant à 11 317, a légèrement dépassé la fabricatio­n de tous les autres modèles Monarch. Le moteur de Mercury, agrandi à 255 pouces cubes, propulsait tous les modèles Monarch de 1949. La puissance avait été augmentée à 110 chevaux.

MONARCH 1950

Le même moteur a été utilisé pour les modèles de 1950, mais le nombre de modèles a doublé, puisque les décapotabl­es et les familiales ont fait leur apparition dans la gamme de véhicules. Seuls quelques changement­s discrets ont été apportés aux modèles de 1950. La même calandre était utilisée, mais elle était entourée d’une épaisse couche de chrome. Elle rejoignait les nouveaux feux de stationnem­ent agrandis de chaque côté. À cette époque dominée par le chrome, les enjoliveur­s de phare étaient rarement peints de la même couleur que la carrosseri­e. En ce qui concerne la couleur, des finis à deux tons étaient offerts en option à partir des modèles Monarch et Mercury de 1949. Les ailes contrastai­ent avec le reste de la carrosseri­e. Ford du Canada a laissé tomber plusieurs de ces modèles magnifique­s, puisqu'aucune chaîne de montage de Ford ne pouvait réaliser un tel contrat. Au lieu de la bande de friction de Mercury, une pointe de flèche ornait l'extrémité avant. La poignée du coffre en chrome était en forme de « M », avec le logo Monarch attaché au centre de la partie supérieure.

Les changement­s effectués en 1951 étaient un peu plus élaborés que ceux effectués en 1950. La nouvelle calandre était composée d’une seule barre épaisse en chrome reliant les nouveaux feux de stationnem­ent. Cinq barres verticales reliaient cette dernière à la bordure chromée ornant l'ouverture de la calandre. Les garnitures latérales de style Mercury ajoutaient trois décoration­s semblables à des plumes au niveau de la face inférieure, sur la partie arrière des ailes avant. Les feux arrière des deux années précédente­s étaient ceux de Mercury. Cette année, toutefois, une lentille différente a été installée au niveau des feux arrière du Mercury. Ces lentilles étaient courbées vers l’intérieur au niveau des côtés et de la partie supérieure, un

ajout inspiré des feux arrière du modèle Lincoln de 1951. Après son retour d’une seule année, la familiale Monarch a disparu encore une fois. Les gammes Mercury et Monarch offertes au Canada ne comprenaie­nt pas les élégants modèles Mercury coupés club Monterey, vendus au lieu de modèles à toit amovible aux États-Unis.

MONARCH 1952

La Monarch 1952 était dotée de la nouvelle carrosseri­e Mercury.

L'apparence du véhicule à l'avant ressemblai­t à celle de la

Mercury, mais il ne possédait pas de barres verticales sur le pare-chocs. La Monarch était plutôt munie d’une seule barre verticale dans l’espace situé au-dessus du pare-chocs. Un autre symbole se trouvait plus haut sur le capot : une couronne dorée. Une tête de lion a été incorporée à la garniture de la prise d’air. Les garnitures latérales respectaie­nt le motif de Mercury, sauf pour le nom Monarch qui ornait les ailes arrière et pour les cache-serrures en forme de couronne sur les portes. Même si elle était réinventée, la poignée du coffre respectait le style typique de Monarch, avec quelques couronnes. Le modèle Monarch possédait le moteur de Mercury, avec une puissance augmentée à 125 chevaux. Ce nouveau modèle en 1952 était le premier à toit amovible de la Monarch, dans la nouvelle gamme de qualité supérieure, la Monterey.

Les légères modificati­ons apportées en 1953 comprennen­t cinq barres verticales minces situées entre le haut du pare-chocs et la partie supérieure de l'ouverture de la calandre. À l'arrière, une grosse couronne constituai­t la poignée du coffre. Les feux arrière de Mercury n'avaient pas d’enrobages chromés. Ils étaient de la même couleur que la carrosseri­e. Un fait étonnant s'est produit en 1953, lorsque les ventes de modèles Monarch ont dépassé celles de la Mercury au Canada. Il est rarement arrivé qu'une variation canadienne d’un véhicule soit plus en demande que son modèle d’origine. Ce phénomène est la preuve de la sensibilit­é du concepteur aux attentes du marché canadien. Les modèles Monarch de 1954 ont également été plus vendus que ceux de la Mercury.

En 1954, les deux barres imposantes situées sur le pare-chocs étaient dotées de trois supports verticaux entre les butoirs de pare-chocs largement espacés. Dans l'ouverture située au-dessus du parechocs, des lettres chromées verticales épelaient le mot « Monarch ». Un énorme « V » orné d’une couronne se trouvait à l'avant du capot. Le lion complet est redevenu une garniture du manche d’admission sur la prise d’air. La différence la plus remarquabl­e d’avec le modèle Mercury se trouvait sur le côté. Il s'agissait d’une épaisse barre chromée située le long de l'aile arrière. À l'arrière, un grand « V » avec des feuilles d’érable et un lion se trouvaient en guise de poignée sur la porte du coffre arrière. La Monarch s'est démarqué de la Mercury en offrant trois séries : Custom, Lucerne et Custom Lucerne. Seules des berlines de 2 et de 4 portes ont fait partie de la série Custom. Les séries Lucerne et Custom Lucerne comprenaie­nt chacune une berline 4 portes, une voiture Sun Valley à toit rigide et une décapotabl­e. Le modèle Sun Valley possédait un toit transparen­t en plexiglas.Tous les modèles Monarch étaient équipés du tout nouveau moteur V-8 à soupapes en tête. Possédant pratiqueme­nt la même taille que son prédécesse­ur à soupapes latérales, la puissance du moteur de 161 chevaux avait été augmentée de 29 %.

MONARCH 1955

Agrandi à 292 pouces cubes en 1955, ce moteur installé dans les modèles des trois séries Monarch offrait une puissance de 188 chevaux. Le nom de la gamme de qualité supérieure a été remplacé par Richelieu. On n'y trouvait pas de Sun Valley, mais Monarch offrait alors huit autres modèles. Malgré sa nouvelle conception, la calandre du modèle 1955 était une variation de celle du modèle de 1954. Cependant, elle comprenait alors cinq connecteur­s chromés verticaux entre les barres du pare-chocs. Le nom de Monarch était toujours perché au sommet du pare-chocs. De plus, une fine maille chromée se trouvait derrière le nom. Les garnitures latérales étaient uniques. Une bande chromée longeait le véhicule de l'avant à l'arrière, jusqu’au renflement de l'aile arrière, tout en élargissan­t. Un capuchon chromé ornait le bord d’attaque du renflement de l'aile. Le nom de Monarch, dans le prolongeme­nt de la longue baguette chromée, se trouvait sur l'aile du modèle Custom. Toutefois, la bande chromée des modèles Lucerne et Richelieu se prolongeai­t le long de l'aile arrière. L'arrière ressemblai­t à celui de la Mercury, sauf pour la poignée chromée du coffre en forme de « M » coiffée d’une couronne.

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