Élec­tions Ma­ni­to­ba face à dé­fi his­to­rique

Élec­tion par­tielle en juillet, nou­velle liste élec­to­rale et nou­veaux contrôles. Pour Lynne Ro­chon et son équipe d’Élec­tions Ma­ni­to­ba dans la cir­cons­crip­tion de SaintBo­ni­face, ce ne sont pas les dé­fis qui manquent!

La Liberté - - ACTUALITÉS - DA­NIEL BAHUAUD dba­[email protected]­berte.mb.ca

Lynne Ro­chon est di­rec­trice du scru­tin pour la division élec­to­rale de SaintBo­ni­face.

En poste de­puis le dé­but d’avril, la fran­co­phone, qui a dé­jà été di­rec­trice du scru­tin pour Sou­th­dale en 2016 et pour Riel en 2011, s’est tout de suite ac­ti­vée :

« On sa­vait que la nou­velle liste élec­to­rale per­ma­nente, obli­ga­toire de­puis la mo­di­fi­ca­tion de la Loi élec­to­rale du Ma­ni­to­ba de no­vembre 2017, al­lait ap­por­ter de nou­veaux dé­fis.

« Dès le dé­mis­sion de M. Se­lin­ger au mars, on s’est mis au tra­vail. Il fal­lait d’abord s’as­su­rer d’iden­ti­fier au­tant d’élec­teurs pos­sibles dans la cir­cons­crip­tion et les ajou­ter à la liste que nous avions dé­jà en main. Ques­tion de maxi­mi­ser le nombre de vo­tants ad­mis­sibles sur la liste.

« J’ai em­bau­ché huit per­sonnes pour tra­vailler avec moi au bu­reau du di­rec­teur du scru­tin, si­tué au 744, rue Ar­chi­bald, et em­bau­ché 21 per­sonnes pour frap­per aux portes des nou­veaux im­meubles et des nou­velles mai­sons de la cir­cons­crip­tion. Cette ins­crip­tion ci­blée, qui a été te­nue du 1er au 15 mai, res­semble au tra­di­tion­nel re­cen­se­ment ponc­tuel des élec­teurs, avec pour dif­fé­rence que toutes les don­nées sont ins­crites élec­tro­ni­que­ment au bu­reau. »

Le 19 juin, avec l’an­nonce que l’élec­tion par­tielle al­lait être te­nue le 17 juillet, Lynne Ro­chon a rou­vert le bu­reau élec­to­ral au 744. Neuf agents de ré­vi­sion ont été em­bau­chés, pour conti­nuer de mettre à jour la liste élec­to­rale et se pré­pa­rer au vote par an­ti­ci­pa­tion, qui a dé­but le 5 juillet au 744, rue Ar­chi­bald et au Club Éclipse (255 ave­nue de la Ca­thé­drale), et qui se ter­mine le 12 juillet.

« Le vote par an­ti­ci­pa­tion est à la hausse de­puis les deux der­nières élec­tions. En 2007, 10 % des élec­teurs ont vo­té à l’avance. En 2011, ils étaient 18 % et en 2016, 25 %. Les 5 et 6 juillet, le Club Éclipse a été par­ti­cu­liè­re­ment acha­lan­dé. En tout, 232 per­sonnes ont vo­té le 5 juillet et 108 le 6 juillet. En fin de se­maine, ces chiffres ont chu­té (60 per­sonnes le 7 juillet et 57 per­sonnes le 8 juillet). C’est pos­sible que cer­tains aient vou­lu vo­ter le plus tôt pos­sible avant de par­tir en va­cances, ou au cha­let. Mais à ce point-ci, c’est en­core dif­fi­cile de sa­voir si le vote par an­ti­ci­pa­tion se­ra en­core plus po­pu­laire qu’aux élec­tions gé­né­rales.

« On est au beau mi­lieu de l’été. On se re­trouve dans une si­tua­tion des plus rares. Se­lon le site web de l’As­sem­blée lé­gis­la­tive, il n’y a pas eu de par­tielle en juillet ou en août de­puis au moins 1980. On ignore l’im­pact sur la par­ti­ci­pa­tion des Bo­ni­fa­ciens. »

Autre dé­fi : le vi­rage vers une liste élec­to­rale nu­mé­rique. « Les agents de ré­vi­sion qui ac­cueillent les élec­teurs font tou­jours la vé­ri­fi­ca­tion des don­nées à la main, avec la liste im­pri­mée. Ils cor­rigent les er­reurs au sty­lo. Mais en même temps, un em­ployé fait l’en­trée des don­nées ou leur vé­ri­fi­ca­tion dans le nouveau sys­tème nu­mé­rique. On es­père que pour la pro­chaine élec­tion gé­né­rale, on au­ra presque éli­mi­né le be­soin d’une vé­ri­fi­ca­tion ma­nuelle. »

Le 17 juillet, l’équipe de Lynne Ro­chon pas­se­ra à 140 em­ployés, qui tra­vaille­ront dans les 18 bu­reaux de scru­tin. « En 2016, il y avait 49 sec­tions de vote. On a agran­di les aires de vote pour que 500 per­sonnes se rendent à un même bu­reau, au lieu de 350 per­sonnes. En par­tie, c’est parce que près d’un quart des vo­tants ad­mis­sibles au­ront tout pro­ba­ble­ment dé­jà vo­té.

« Nos scru­ta­teurs au­ront tout de même du bou­lot. Les élec­teurs doivent pro­duire soit leur nou­velle carte d’in­for­ma­tion de l’élec­teur qu’ils ont re­çue par la poste ain­si qu’une pièce d’iden­ti­té avec pho­to, ou en­core deux pièces d’iden­ti­té. C’est un pro­ces­sus qui peut al­lon­ger un peu le temps que ça prend pour vo­ter.

« On peut tous se conso­ler qu’une fois bien sur la liste élec­to­rale, on peut en­core vo­ter avec un billet de vote en pa­pier et un crayon, comme dans le Bon vieux temps! »

Le 5 juillet. Pre­mier jour du vote par an­ti­ci­pa­tion. Au bu­reau élec­to­ral, les agentes de ré­vi­sion Ray­monde Ma­laws­ki et Car­rie Ber­the­lette font la col­lecte ma­nuelle des don­nées, tan­dis que Lynne Ro­chon ef­fec­tue la vé­ri­fi­ca­tion nu­mé­rique.

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