Les hu­mo­ristes de La­gi­mo­dière contents d’en­trer en scène

Théâtre – Hu­mour – Ex­pres­sion

La Liberté - - DANS NOS ÉCOLES -

Il y a six ans, l’École La­gi­mo­dière lan­çait son pre­mier spec­tacle de Coke et SEINEttes, avec la par­ti­ci­pa­tion d’élèves de la 5e à la 8e an­née. Au­jourd’hui, c’est une tra­di­tion qui ins­pire bien des pe­tits à de­ve­nir ap­pren­tis co­mé­diens dès qu’ils ar­rivent en­fin en 5e an­née. Ce pro­jet est une adap­ta­tion du concept Bières et say­nètes, une tra­di­tion de Lo­rette à la­quelle Pierre Té­trault, en­sei­gnant de 1re an­née, par­ti­cipe de­puis des di­zaines d’an­nées. « Les en­fants pré­sentent des say­nètes d’en­vi­ron cinq mi­nutes qu’ils in­ventent ou qu’ils trouvent sur le net. Par­fois, on part de blagues puis on les trans­forme. C’est un mé­lange d’im­pro­vi­sa­tion et de théâtre. Ils ont l’idée gé­né­rale de la blague, mais n’ont pas de texte à ap­prendre. »

Cette an­née, près de la moi­tié des élèves de la 5e à la 8e an­née sont im­pli­qués dans le spec­tacle. « Nous avons une tren­taine de co­mé­diens et une di­zaines d’élèves dans l’équipe tech­nique. C’est une très grande par­ti­ci­pa­tion. Je pense que les jeunes veulent y prendre part parce que c’est le fun et que ça sort de l’or­di­naire. Les en­fants aiment bou­ger, et avec le théâtre, ils font de la lec­ture, de l’écri­ture et du fran­çais oral dans un autre contexte que ce­lui de la salle de classe. On cherche tou­jours à aug­men­ter les mo­ments et les es­paces où ils peuvent s’ex­pri­mer en fran­çais. »

Pierre Té­trault constate que « les en­fants de 5e an­née sont tou­jours su­per mo­ti­vés. Ça fait quelques an­nées qu’ils voient les plus grands sur scène, et ils at­tendent avec im­pa­tience de par­ti­ci­per à leur tour. Ce n’est vrai­ment pas dif­fi­cile de re­cru­ter les par­ti­ci­pants. On es­saye dans la me­sure du pos­sible d’avoir chaque élève sur scène deux ou trois fois. On vise une quin­zaine de say­nètes, pour que le spec­tacle ne dure pas plus d’une heure et de­mie. »

Après six se­maines de pré­pa­ra­tion, les élèves sont prêts à mon­ter sur scène. « Nous sommes quatre ou cinq en­sei­gnants sur le co­mi­té. Cha­cun s’oc­cupe des ré­pé­ti­tions d’une classe, qui ont lieu sur l’heure du dî­ner. Puis les élèves pré­sentent leur tra­vail de­vant leurs ca­ma­rades de la ma­ter­nelle à la 8e an­née dans l’après-mi­di, et de­vant les pa­rents et la com­mu­nau­té le soir. »

Ka­lie Roy, en 8e an­née, par­ti­cipe au spec­tacle tous les ans de­puis la 5e an­née. « Quand j’étais jeune, je re­gar­dais les say­nètes et ça m’ins­pi­rait. J’adore le théâtre, alors j’aime par­ti­ci­per à Coke et SEINEttes pour m’amu­ser. Tout est exa­gé­ré. C’est ce qui rend drôle, parce que ça en ar­rive à ne plus avoir de sens. »

Ka­leb Lam­bert, en 8e an­née, est éga­le­ment un ha­bi­tué. « J’aime faire du théâtre, sur­tout de la co­mé­die. Ce pro­jet est tou­jours très drôle. On es­saye de faire rire les gens, et c’est ce que j’aime. Quand on re­gar­dait les plus grands le faire, on riait très fort et on se di­sait que ça se­rait co­ol de le faire aus­si. J’ai com­men­cé en 5e an­née, j’ai beau­coup ai­mé, alors j’ai conti­nué les an­nées sui­vantes. »

Les deux jeunes ap­pré­cient les op­por­tu­ni­tés que leur offre ce pro­jet. Ka­leb Lam­bert : « Ça m’aide avec le fran­çais et ça en­cou­rage les autres. Quand les pe­tits voient que les grands parlent fran­çais, c’est un bon exemple. » Ka­lie Roy ajoute : « Ça montre que je suis fière de ma langue. Faire du théâtre en fran­çais est amu­sant, et ça me per­met d’ex­pri­mer mes émo­tions. »

« Quand les pe­tits voient que les grands parlent fran­çais, c’est un bon exemple. » Ka­leb Lam­bert, 8e an­née.

Ka­lie Roy et Ka­leb Lam­bert ont hâte de mon­ter sur scène pour pré­sen­ter leur tra­vail.

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