Mâr­di jazz et Fes­ti­val de jazz : les ori­gines

La Liberté - - CULTUREL -

De­puis 1986, chaque mar­di, pen­dant la sai­son, le CCFM ac­cueille les ama­teurs de jazz. À l’époque, Den­nis Con­nel­ly était di­rec­teur de la pro­gram­ma­tion : « J’étais en dis­cus­sion avec la di­rec­trice gé­né­rale, Ma­ria Cha­put. On s’est dit : Es­sayons du

jazz ! À l’époque, il y avait les grands noms du jazz à Win­ni­peg comme Ron Pa­ley et le saxo­pho­niste Walle Lars­son. Et aus­si des jeunes ar­tistes comme Gilles Four­nier, Laurent Roy, Mi­chelle Gré­goire, et d’autres jeunes Fran­co-Ma­ni­to­bains qui se lan­çaient de fa­çon pro­fes­sion­nelle dans la mu­sique et qui sem­blaient poin­ter dans la di­rec­tion du jazz. Pas beau­coup de jazz se fai­sait en ville. Il sem­blait y avoir un be­soin. » Le choix du mar­di n’est pas le fruit d’un pur ha­sard. Il fait ré­fé­rence au Mar­di gras en Nou­velle-Or­léans. « Le Mar­di gras, c’est beau­coup de mu­sique, la mu­sique de ra­cine, de roots sur­tout. Toutes ces formes de mu­sique-là, le jazz, le blues, prennent leurs ra­cines dans la mu­sique des Afro-Amé­ri­cains, dans le gos­pel que l’on pra­ti­quait au 19e siècle. »

Le Mâr­di jazz a même par­ti­ci­pé à la nais­sance du Fes­ti­val de jazz de Win­ni­peg. « Il y avait bien sûr des Fran­co-Ma­ni­to­bains, des fran­co­philes, mais aus­si des ama­teurs de jazz de toute la ville qui ve­naient au Mâr­di jazz. Un jour­na­liste du Win­ni­peg Free Press, en en­tre­vue, m’a dit qu’il y avait des gens qui ai­me­raient voir un fes­ti­val de jazz à Win­ni­peg. Il m’a de­man­dé : Se­riez-vous

de la par­tie? J’ai ré­pon­du que nous étions in­té­res­sés. On a ac­cep­té de par­rai­ner le pro­jet au dé­part. Le CCFM a in­cor­po­ré cette nou­velle struc­ture-là. Comme le CCFM a payé les frais d’in­cor­po­ra­tion, on pour­rait donc dire que le CCFM était l’un des co­fon­da­teurs du fes­ti­val de jazz de Win­ni­peg. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.