L’ap­pel du CJP à se ré­veiller

La Liberté - - A VOUS LA PAROLE -

Ma­dame la ré­dac­trice, Le 15 no­vembre 2018, dé­sor­mais connu comme le « jeu­di noir », le gou­ver­ne­ment de Doug Ford a cou­pé les jambes aux 600 000 per­sonnes en On­ta­rio s’iden­ti­fiant comme fran­co­phones (ce­la ne compte pas d’autres membres d’ex­pres­sion fran­çaise, ni ceux qui ap­puient la fran­co­pho­nie on­ta­rienne). Vous vous ima­gi­nez les ré­ac­tions. Les droits des mi­no­ri­tés lin­guis­tiques sont en­châs­sés dans la Consti­tu­tion ca­na­dienne. Ce­la est un fait ac­com­pli et non né­go­ciable. Com­ment est-il pos­sible alors qu’un gou­ver­ne­ment soit en me­sure de sup­pri­mer et mo­di­fier ces droits du jour au len­de­main? Mal­gré les pro­messes élec­to­rales, le pro­jet de la créa­tion d’une uni­ver­si­té fran­co­phone a été mis de cô­té. Cette uni­ver­si­té au­rait per­mis de mieux des­ser­vir les jeunes On­ta­riens d’ex­pres­sion fran­çaise de la ré­gion du centre sud-ouest, dont 95 % optent dé­sor­mais pour une étude post-se­con­daire en an­glais ou ar­rêtent car­ré­ment leurs études après le se­con­daire faute d’op­tions en fran­çais. Ayant l’Uni­ver­si­té de Saint-Bo­ni­face dans notre cour ar­rière, nous voyons quo­ti­dien­ne­ment l’im­por­tance d’un en­sei­gne­ment post­se­con­daire en fran­çais de qua­li­té pour la com­mu­nau­té en­tière. L’ac­cès à une édu­ca­tion dans la langue of­fi­cielle de son choix est un droit fon­da­men­tal. En ce qui concerne les mo­di­fi­ca­tions ap­por­tées au Com­mis­sa­riat aux ser­vices en fran­çais, de piètres éco­no­mies ne jus­ti­fient pas la dé­ci­sion du gou­ver­ne­ment on­ta­rien de lui en­le­ver son in­dé­pen­dance en le pla­çant sous la tu­telle de l’om­buds­man. Les Ma­ni­to­bains, sur­tout les jeunes Ma­ni­to­bains, bé­né­fi­cient au­jourd’hui des ser­vices pour les­quels de mul­tiples gé­né­ra­tions de pa­rents, grands-pa­rents et amis se sont bat­tus. Ré­veillons-nous! Ce qui se passe en On­ta­rio, la pro­vince qui a la plus grande po­pu­la­tion de fran­co­phones en si­tua­tion mi­no­ri­taire, pour­rait in­fluen­cer d’autres gou­ver­ne­ments à agir de même. Le Con­seil jeu­nesse pro­vin­cial lance ain­si un ap­pel à toute la com­mu­nau­té. Ap­puyons nos voi­sins/cou­sins/ amis/membres de la grande fa­mille de la fran­co­pho­nie et par­ti­ci­pons au mou­ve­ment de ré­sis­tance lan­cé par l’As­sem­blée fran­co­phone de l’On­ta­rio. Voi­ci quelques fa­çons simples de le faire : 1. Si­gnez la pé­ti­tion qui ré­clame que le Com­mis­sa­riat aux ser­vices en fran­çais de l’On­ta­rio et l’Uni­ver­si­té de l’On­ta­rio fran­co­phone soient ré­ta­blis sur-le-champ. La pé­ti­tion est ac­ces­sible au http://bit.ly/Pe­ti­tionOn­fr 2. Soyez pré­sents sur les mé­dias so­ciaux, par­ti­cu­liè­re­ment le jour des ma­ni­fes­ta­tions. Soixante ma­ni­fes­ta­tions sont pré­vues en On­ta­rio le sa­me­di 1er dé­cembre. « Tag­gez » les in­fluen­ceurs et in­fluen­ceuses de vos ré­seaux ET vos dé­pu­tés lo­caux.

3. Faites une contri­bu­tion fi­nan­cière à la cam­pagne au www.la­re­sis­tance.ca. Avec votre ap­pui, la com­mu­nau­té de la fran­co­pho­nie on­ta­rienne pour­ra se don­ner les moyens de bien re­ven­di­quer les droits des fran­co­phones dans l’es­pace pu­blic et de­vant les tri­bu­naux s’il le faut. Dites-vous que chaque dol­lar per­met­tra de fi­nan­cer un « cours d’his­toire sym­bo­lique » à l’in­ten­tion de ceux et celles qui sont d’ac­cord avec ces cou­pures. Pre­nons cette op­por­tu­ni­té pour af­fir­mer notre so­li­da­ri­té en­vers la fran­co­pho­nie ca­na­dienne. On le sait main­te­nant que nos ac­quis peuvent être fra­gi­li­sés ici au Ma­ni­to­ba aus­si. Qui sait quand on au­ra be­soin de cette so­li­da­ri­té ca­na­dienne? En­semble, nous sommes plus forts. En­semble, nous de­vons pro­té­ger les droits lin­guis­tiques par­tout au Ca­na­da. Joi­gnez-vous au mou­ve­ment #Res­pectF­ran­co! Si­gné Ariane, Émi­lie, Carine, Co­lin, Ly­ka, Re­né, Briand, Da­nèle et Der­rek. Le CA du Con­seil jeu­nesse pro­vin­cial Le 24 no­vembre 2018

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