Un lieu pri­vi­lé­gié pour se ras­sem­bler en fran­çais

La Liberté - - DSFM-RAPPORT À LA COLLECTIVITÉ -

De­puis plu­sieurs an­nées, la DSFM or­ga­nise des camps de for­ma­tion pour le groupe des Jeunes ma­ni­to­bains des com­mu­nau­tés as­so­ciées (JMCA). Le groupe com­prend des élèves de la 9e à la 12e an­née et les camps per­mettent aux élèves de se re­trou­ver et de vivre en fran­çais avec d’autres jeunes de leur âge le temps d’une fin de se­maine et de dé­ve­lop­per leurs ha­bi­le­tés de lea­der­ship fran­co­phone. L’an­née der­nière, la Di­vi­sion sco­laire a fait l’ac­qui­si­tion du camp Moose Lake, si­tué au sud-est de la pro­vince, pour hé­ber­ger ses camps.

« Le camp fixe per­met aux élèves d’avoir un lieu com­mun qui de­vient leur chez-eux fran­co­phone, ex­plique Paule Buors, co­or­don­na­trice à la pro­gram­ma­tion. Al­ler au camp, c’est comme al­ler dans sa fa­mille. C’est un point de ras­sem­ble­ment qui leur ap­par­tient. Ils s’y réunissent, re­con­naissent les lieux et y prennent leurs ha­bi­tudes. »

L’ac­qui­si­tion du camp Moose Lake offre à la DSFM un lieu pro­pice pour sa pro­gram­ma­tion sco­laire. « Nous or­ga­ni­sions des camps dans des lieux dif­fé­rents de­puis long­temps. Al­ler à dif­fé­rents sites était amu­sant, mais l’oc­ca­sion s’est pré­sen­tée d’avoir notre point de re­père, notre oa­sis fran­co­phone. »

Mul­tiples op­por­tu­ni­tés de vivre en fran­çais

Le camp Moose Lake ac­cueille plu­sieurs types d’ac­ti­vi­tés : camps JMCA de for­ma­tion de lea­der­ship et camps de construc­tion iden­ti­taire pour les 5e à 8e an­née, entre autres. Le camp Moose Lake est un atout pour la DSFM puisque les jeunes de JMCA y pra­tiquent leurs ha­bi­le­tés de lea­der­ship dans le cadre des camps de construc­tion iden­ti­taire des­ti­nés aux élèves de la 5e à la 8e an­née en étant ani­ma­teurs et mo­ni­teurs des ac­ti­vi­tés et en étant des mo­dèles fran­co­phones. À tra­vers ces camps, les élèves de la DSFM voient une langue fran­çaise va­lo­ri­sée. « Les jeunes voient que s’ex­pri­mer en fran­çais peut être amu­sant. Ils vivent des si­tua­tions au­then­tiques et ac­tuelles, et peuvent s’ex­pri­mer sur une mul­ti­tude de su­jets. Le camp de­vient donc un ré­fé­rent cultu­rel pour eux. » Claude Ar­naud, conseiller à l’École SaintJoa­chim, ac­com­pagne ré­gu­liè­re­ment les élèves aux camps JMCA. « Al­ler aux camps donne aux jeunes l’es­poir de pou­voir choi­sir consciem­ment de vivre en fran­çais. Du pre­mier au der­nier camp, on voit gran­dir pour la plu­part d’entre eux un sens d’en­ga­ge­ment en­vers la com­mu­nau­té fran­co­phone. » En par­ti­ci­pant aux camps, le conseiller voit aus­si les jeunes ga­gner en confiance. « Quand on leur pro­pose des pro­jets dans les écoles, comme du théâtre ou de la mu­sique, ces élèves se dis­tinguent comme des lea­ders. On constate que tout ce qu’ils ap­prennent aux camps rayonne sur l’école en­tière. Et je pense que c’est im­por­tant que ces jeunes s’af­fichent à l’ex­té­rieur de JMCA et des écoles. »

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