Un évident mé­pris

La Liberté - - POLITIQUE PROVINCIALES -

Paul Bro­chu, le pro­fes­seur de so­cio­lo­gie à l’Uni­ver­si­té de Saint-Bo­ni­face, sou­tient que l’éli­mi­na­tion de 11 postes au Ser­vice de tra­duc­tion de la Pro­vince « dé­montre le mé­pris in­croyable que le gou­ver­ne­ment a pour la com­mu­nau­té fran­co­phone ».

« Es­sen­tiel­le­ment, le gou­ver­ne­ment Pal­lis­ter nous dit qu’on n’est pas im­por­tant. Dans son dé­sir de ré­duire les dé­penses pu­bliques, il coupe et coupe et se cherche des cibles fa­ciles, comme la com­mu­nau­té mi­no­ri­taire.

« En l’oc­cur­rence pour main­te­nir les ap­pa­rences, il donne un jour de pré­avis au Conseil consul­ta­tif des Af­faires fran­co­phones. Ça aus­si c’est du mé­pris. »

Paul Bro­chu re­met éga­le­ment en cause la men­ta­li­té qui a me­né à l’abo­li­tion des postes. « Ce gou­ver­ne­ment n’a au­cune pers­pec­tive de dé­ve­lop­pe­ment so­cié­tal. Il cherche tout sim­ple­ment à gé­rer les dé­penses. Il n’a au­cune autre prio­ri­té ou pré­oc­cu­pa­tion. Alors il coupe des postes. C’était de bons emplois, avec un sa­laire qui re­flète les com­pé­tences des tra­duc­teurs et qui per­met­tait d’en­vi­sa­ger et de préparer un avenir.

« Dé­sor­mais, ces per­sonnes de­vront tra­vailler comme pi­gistes. Ils sont donc lan­cés dans le monde du tem­po­raire, du pos­si­ble­ment mal payé. Notre gou­ver­ne­ment en­cou­rage la pré­ca­ri­té so­ciale. »

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