Re­pose en paix, Jean-Fran­çois…

La Nouvelle Union - - La Une - HÉLÈNE RUEL hruel@la­nou­velle.net

DÉ­CÈS. Nous, gens de La Nou­velle Union et de L’Ave­nir de l’Érable, te­nons à sa­luer Jean-Fran­çois Bou­chard, dé­cé­dé le lun­di 9 avril der­nier, à l’âge de 44 ans. La nou­velle de sa dis­pa­ri­tion a cau­sé une onde de choc dans nos bu­reaux.

Bien sûr qu’on le sa­vait ma­lade. Il nous avait an­non­cé il y a un an qu’il était af­fli­gé d’un can­cer. Il avait dû prendre congé afin d’en­tre­prendre une longue sé­rie de trai­te­ments. Oc­ca­sion­nel­le­ment, il re­ve­nait vers nous pour nous don­ner de ses nou­velles. Sans ja­mais geindre ou se plaindre. Fran­che­ment, hon­nê­te­ment. Il gar­dait un contact plus fré­quent avec cer­tains d’entre nous… ac­cep­tant les ren­dez-vous « pou­tine » lors­qu’il le pou­vait.

Il avait un « plan », se rap­pelle une col­lègue et amie. Ce plan s’ap­puyait sur trois mots d’ordre : « pa­tience, confiance, ré­si­lience ». Tout au long de sa ma­la­die, il en a fait preuve. Même le jour où on lui a an­non­cé que son can­cer était in­opé­rable. « Quand ça n’al­lait pas une jour­née, il se di­sait que ça irait mieux le len­de­main. » Cette at­ti­tude met­tait en évi­dence l’homme qu’il était. Or­don­né, res­pec­tueux, juste, pro­fes­sion­nel. Un « gent­le­man », une « force tran­quille », un « di­plo­mate ». Il était tout ce­la, Jean-Fran­çois Bou­chard, lorsque tour à tour, ses col­lègues sont ap­pe­lés à dire comment ils le per­ce­vaient.

Il tra­vaillait dans l’uni­vers des jour­naux de­puis 10 ans, d’abord comme co­or­don­na­teur aux ventes, puis conseiller à L’Ave­nir de l’Érable où il avait dé­ve­lop­pé une clien­tèle du cô­té de Thet­ford. Il a en­suite fait un dé­tour du cô­té de Pu­bli­sac pour re­ve­nir à un poste de conseiller dans nos bu­reaux de Vic­to­ria­ville. « Sa droi­ture et sa ri­gueur étaient un gage de confiance pour les clients », dit une autre de ses col­lègues.

Sa fa­mille lui était pré­cieuse, dit un autre. Il laisse en ef­fet dans le deuil sa chère Ge­ne­viève Fré­chette avec qui il était ma­rié de­puis 17 ans et avec qui il a eu deux en­fants, Xa­vier et Anaïs. « Il a tout fait pour que sa condi­tion af­fecte le moins pos­sible sa fa­mille. L’été der­nier, af­fai­bli par la ma­la­die et les trai­te­ments, il a tout de même te­nu à les ac­com­pa­gner pour une sor­tie de va­cances. »

Lorsque Jean-Fran­çois s’en­ga­geait, c’était à fond. Ce qu’il a fait pour le Re­lais pour la vie, où il a don­né de son temps du­rant quelques an­nées. Par­ti­san in­vé­té­ré des Tigres, il en a même hé­ber­gé quelques-uns à sa mai­son. Il au­rait été heu­reux de l’ac­tuel par­cours de son équipe ! De Jean-Fran­çois, on re­tien­dra des sou­ve­nirs qui font aus­si sou­rire, comme ses so­nores éter­nue­ments et son fa­meux « toc, toc » chaque fois qu’il se pré­sen­tait à la porte d’un bu­reau. Nous of­frons toute notre sym­pa­thie à sa fa­mille, par­ti­cu­liè­re­ment à Ge­ne­viève, di­rec­trice de deux écoles pri­maires. Il y a à ti­rer de ce monde grouillant de vie ré­con­fort, cou­rage et es­poir.

(Pho­to Ar­chives)

Jean-Fran­çois Bou­chard - 1973-2018

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