Bel hon­neur pour une ex-mi­li­taire ori­gi­naire de Vic­to

La Nouvelle Union - - La Une - CLAUDE THIBODEAU cthi­bo­deau@la­nou­velle.net

JUS­TICE. Ori­gi­naire de Vic­to­ria­ville, Ca­ro­line For­tier a pas­sé 20 ans de sa vie au sein des Forces ar­mées ca­na­diennes. Et elle y a lais­sé sa marque puis­qu’on l’a ré­cem­ment ho­no­rée en la sé­lec­tion­nant par­mi les 20 femmes en dé­fense du Ca­na­da, aux cô­tés no­tam­ment de la gou­ver­neure gé­né­rale Ju­lie Payette.

Un hon­neur in­at­ten­du qu’elle a re­çu le 9 avril lors d’une cé­ré­mo­nie à Ot­ta­wa. « Je suis vrai­ment contente. Je ne sa­vais pas que ce­la exis­tait », a-t-elle confié lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique. Fière, mais aus­si re­con­nais­sante, Ca­ro­line For­tier at­tri­bue éga­le­ment ce mé­rite à son en­tou­rage. « Je ne me suis pas ren­due là seule, a-t-elle sou­li­gné. C’est un tra­vail d’équipe. J’ai ob­te­nu le sup­port de mon ma­ri, de ma fa­mille, de mes amis. »

INS­PI­RÉE PAR SON ONCLE

Sa car­rière mi­li­taire, Ca­ro­line For­tier la doit prin­ci­pa­le­ment à son oncle et par­rain, le général Mau­rice Ba­ril, na­tif de Saint-Al­bert, lui qui a été chef de l’état-ma­jor de la dé­fense de 1997 à 2001. « Il ra­con­tait de belles his­toires. C’était su­per in­té­res­sant. Ça m’at­ti­rait. J’ai eu le goût de prendre part à cette aven­ture et de vivre des choses in­croyables. L’in­con­nu ne m’ef­frayait pas », a-t-elle si­gna­lé, consi­dé­rant son en­rô­le­ment comme « la plus belle dé­ci­sion de ma vie ».

Ca­ro­line For­tier entre donc dans les Forces ca­na­diennes à l’âge de 16 ans, après ses études se­con­daires à l’École se­con­daire Le boi­sé. « J’ai fait mon en­trée en in­gé­nie­rie au Col­lège mi­li­taire de Saint-Jean-sur-Ri­che­lieu, a-t-elle re­la­té. Trois ans plus tard, je me suis re­trou­vée à King­ston en On­ta­rio où j’ai re­çu mon di­plôme en gé­nie mé­ca­nique. » Les 20 an­nées vé­cues au sein de l’ar­mée consti­tuent un grand pan de son exis­tence. « Ce fut une grande pé­riode de ma vie. J’y suis en­trée à 16 ans jus­qu’à 36 ans. J’ai vé­cu, au sein des Forces, les grands mo­ments de ma vie, mon ma­riage, mes en­fants et une car­rière su­per in­té­res­sante », a-t-elle sou­li­gné. Au cours de sa car­rière, Ca­ro­line et son conjoint Pa­trice Her­vieux, un pi­lote, ont sé­jour­né en Sas­kat­che­wan, à Ba­got­ville, de même qu’à Mi­ra­bel où ils ha­bitent tou­jours.

Leur tra­vail dans l’ar­mée les a sé­pa­rés à l’oc­ca­sion. « Il m’ar­ri­vait de de­voir par­tir pour des exer­cices et de la for­ma­tion. J’ai dé­jà été par­tie pen­dant deux mois. Et quand mon ma­ri se trou­vait à l’ex­té­rieur, c’était à mon tour de te­nir le fort. On a fait preuve d’un bon es­prit d’équipe et on a pu comp­ter aus­si sur l’ap­pui de nos amis. On s’en­trai­dait beau­coup », a-t-elle dit. C’est d’ailleurs ce qu’elle a no­tam­ment ap­pris de son pas­sage dans les Forces ar­mées ca­na­diennes. « Tra­vailler en équipe, c’est ce qui res­sort prin­ci­pa­le­ment. En tra­vaillant en­semble, avec les qua­li­tés de cha­cun, on peut réus­sir des choses im­pos­sibles », a-t-elle sou­te­nu.

Après 20 ans, Ca­ro­line et son conjoint, à deux mois d’intervalle, ont quit­té l’ar­mée, mais pour conti­nuer à gra­vi­ter dans le do­maine de la dé­fense. In­gé­nieure en aé­ro­spa­tiale, Ca­ro­line For­tier fait par­tie de l’équipe de L-3 MAS à Mi­ra­bel. Elle y oc­cupe le poste de di­rec­trice du pro­gramme lié aux avions CF-18 concer­nant l’en­tre­tien, la main­te­nance. Ces avions la fas­cinent tou­jours, même après tant d’an­nées. « Je suis tou­jours de­bout quand j’en vois un pas­ser. Ça m’im­pres­sionne tou­jours », a-t-elle conclu.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Ca­ro­line For­tier af­fec­tionne le CF-18.

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