Ac­tion Tox étend son ser­vice aux jeunes adultes

La Nouvelle Union - - La Une -

DÉPENDANCESDÉPENDANCES. DDe­pui­si lle déb­dé­but dde l’l’an­née,é AAc­tio­ni Toxi­co­ma­nie sen­si­bi­lise les jeunes adultes fré­quen­tant les centres de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de for­ma­tion gé­né­rale aux adultes de la ré­gion aux dan­gers de la dé­pen­dance. Il s’agit d’une clien­tèle par­ti­cu­liè­re­ment à risque.

Grâce à un Bal mas­qué réus­si et à une gé­né­reuse contri­bu­tion fi­nan­cière de la Fon­da­tion Fran­çois-Bour­geois, Ac­tion Tox est en me­sure d’in­ter­ve­nir, à rai­son de 21 heures par se­maine, au­près de cette clien­tèle à risque se trou­vant dans les six centres de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de for­ma­tion gé­né­rale aux adultes des MRC d’Ar­tha­bas­ka et de L’Érable.

D’ici le mois de juin, plus de 1000 jeunes adultes de la ré­gion au­ront été ren­con­trés dans le cadre d’ate­liers de sen­si­bi­li­sa­tion et de ren­contres in­di­vi­duelles.

« Le cons­tat gé­né­ral éma­nant des dif­fé­rentes re­cherches veut que les élèves âgés de 15 à 24 ans et non di­plô­més fassent par­tie des clien­tèles à risque non seule­ment en ma­tière de dé­pen­dance, mais aus­si en ce qui a trait aux pro­blé­ma­tiques de dé­tresse psy­cho­lo­gique. Mal­heu­reu­se­ment, les ser­vices en ma­tière de pré­ven­tion des dé­pen­dances sont res­treints et non spé­cia­li­sés tant dans les centres de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle que gé­né­rale aux adultes », ex­plique la di­rec­trice gé­né­rale d’Ac­tion Tox, Ju­lie Ber­ger.

GRAVE PRO­BLÉ­MA­TIQUE DE CONSOM­MA­TION

Se­lon une ré­cente étude pu­bliée par l’Ins­ti­tut na­tio­nal de la san­té pu­blique, plus d’un adulte sur dix fré­quen­tant les centres de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle ou les centres de for­ma­tion gé­né­rale aux adultes consomme du can­na­bis tous les jours (13,4 %).

Près de la moi­tié d’entre eux ont af­fir­mé avoir dé­jà pris des mé­tham­phé­ta­mines, de l’ecs­ta­sy ou des cham­pi­gnons ma­giques (res­pec­ti­ve­ment 42,4 %, 38,4 % et 35,3 %) et plus du quart ont dé­jà consom­mé de la co­caïne (26,7 %).

« Les ré­sul­tats ré­vèlent que pour ai­der les jeunes à li­mi­ter leur consom­ma­tion d’al­cool ou de can­na­bis, les in­ter­ven­tions de­vraient être axées sur le dé­ve­lop­pe­ment d’une at­ti­tude fa­vo­rable et d’un sen­ti­ment de contrôle face à ces com­por­te­ments. C’est pré­ci­sé­ment, ce que nous fai­sons de­puis le mois de jan­vier au­près de cette clien­tèle », ajoute Mme Ber­ger.

MAIN­TE­NIR LA PRÉ­SENCE

Les sommes amas­sées par l’or­ga­nisme vic­to­ria­villois au cours des der­niers mois per­met­tront de main­te­nir l’ef­fort de sen­si­bi­li­sa­tion jus­qu’à la fin de l’an­née sco­laire. Ac­tion Tox est main­te­nant à la re­cherche de fi­nan­ce­ment afin d’as­su­rer la pé­ren­ni­sa­tion de son pro­gramme au­près de ce groupe d’in­di­vi­dus à risque. L’ob­jec­tif est de don­ner à ces adultes les ou­tils né­ces­saires afin qu’ils soient en me­sure de faire des choix de consom­ma­tion éclai­rés et qu’ils adoptent de saines ha­bi­tudes de vie.

Plu­sieurs jeunes ren­con­trés de­puis jan­vier ont été à même de prendre conscience de leur pro­blème de dé­pen­dance et d’al­ler un peu plus loin afin d’ob­te­nir les in­for­ma­tions et les res­sources qui leur per­met­tront de le ré­soudre. Le but de la dé­marche est de bâ­tir une jeu­nesse en meilleure san­té, d’amé­lio­rer leur em­ploya­bi­li­té et de ré­duire la cri­mi­na­li­té.

« Le tra­vail de pré­ven­tion en ma­tière de dé­pen­dance est un fac­teur de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, no­tam­ment en contexte de pé­nu­rie de main-d’oeuvre. Il per­met éga­le­ment de ré­duire de fa­çon im­por­tante les frais liés à la ré­pres­sion, ain­si que les coûts so­ciaux en lien avec la consom­ma­tion ré­gu­lière de sub­stances dom­ma­geables », conclut la di­rec­trice gé­né­rale.

Dans un contexte pro­bable de chan­ge­ment au sta­tut lé­gal du can­na­bis, il est plus im­por­tant que ja­mais de pro­té­ger les groupes à risque et d’in­ten­si­fier les ef­forts de pré­ven­tion au­près de la po­pu­la­tion. Sur­tout en consi­dé­rant qu’elle est de loin, la drogue illi­cite la plus consom­mée chez les 15 à 24 ans.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

De gauche à droite : Isa­belle Can­tin, di­rec­trice de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, Vi­cky Bom­bar­dier, édu­ca­trice en pré­ven­tion des dé­pen­dances, Ju­lie Ber­ger, di­rec­trice d’Ac­tion toxi­co­ma­nie, Ma­ryse Bour­geois, re­pré­sen­tante de la Fon­da­tion Bour­geois et...

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