AU-RE­VOIR

La Petite-Nation - - CHRONIQUE D’HUMEUR -

Jean-ber­nard Rain­ville est mort la se­maine der­nière. Il est dé­cé­dé chez lui, dans le quar­tier qu’il ha­bi­tait de­puis des dé­cen­nies, dans la ville et la ré­gion qu’il ché­ris­sait avec fier­té. Fi­gure lé­gen­daire du monde des mé­dias, ani­ma­teur, com­men­ta­teur au timbre grave et po­sé, au­teur de cen­taines de chro­niques spor­tives dans les journaux, per­son­na­li­té en­ga­gée dans mille et une causes so­ciales, Jean-ber­nard Rain­ville au­ra connu une longue et fruc­tueuse car­rière en cou­vrant le sport. Et c’était tout un per­son­nage !

Il avait ses en­trées par­tout. Il comp­tait sur un im­pres­sion­nant ré­seau de contacts pri­vi­lé­giés. Son au­di­toire et ses lec­teurs ado­raient son style franc et di­rect. La langue de bois, ce n’était pas pour lui. Sa marque de com­merce était d’ajou­ter des ex­pres­sions hu­mo­ris­tiques dans ses textes et bul­le­tins de nou­velles. Ses com­men­taires spon­ta­nés à la té­lé étaient aus­si co­lo­rés que ses cra­vates et ses ves­tons. Il ai­mait at­tri­buer des sur­noms ori­gi­naux aux ath­lètes. Il avait bap­ti­sé Guy La­fleur ‘’le tur­bo de Thur­so’’ !

Jean-ber­nard Rain­ville au­ra été une grande ve­dette ré­gio­nale, de la fin des an­nées ’50, jus­qu’à sa re­traite au dé­but des an­nées ’80. J’ai sou­vent été té­moin de té­lé­spec­ta­teurs (des "grou­pies") qui cou­raient der­rière lui dans les centres com­mer­ciaux pour lui de­man­der des au­to­graphes, et des photos si­gnées. C’était avant l’époque des "sel­fies" !

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.