Une mai­son 2e étape ver­ra le jour dans la Val­lée-de-la-lièvre

Vio­lence conju­gale

La Petite-Nation - - CHRONIQUE D’HUMEUR - MA­RIE PIER LÉ­CUYER mple­cuyer@lexis­me­dia.ca

HÉ­BER­GE­MENT. On re­trouve en Ou­taouais quelques maisons d’hé­ber­ge­ment of­frant des ser­vices aux femmes de vic­times de vio­lence conju­gale et leurs en­fants. Dès l’an pro­chain, la Valle-de-la-lièvre et la Pe­tite-na­tion au­ra dé­sor­mais aus­si une mai­son 2e étape, comme on en trouve à quelques en­droits au Qué­bec.

Le toit d’eri­ca, de­vrait ou­vrir en prin­cipe en jan­vier 2019, sur le ter­ri­toire de la Val­lée-de-la­lièvre et de la Pe­tite-na­tion, confirme la di­rec­trice de la Mai­son d’hé­ber­ge­ment pour Elles des Deux Val­lées, An­nick Bra­zeau.

Cette nou­velle mai­son per­met­tra no­tam­ment aux femmes et aux en­fants de pour­suivre la mise en pra­tique des ou­tils re­çue lors de leur pas­sage dans la mai­son de pre­mière étape, mais aus­si d’être en sé­cu­ri­té et de se pro­té­ger de la vio­lence post-sé­pa­ra­tion. L’idée est de dé­ve­lop­per un ré­seau et une so­li­da­ri­té entre femmes.

On trouve 18 autres maisons 2e étape à tra­vers le Qué­bec. Seize logements se­ront dis­po­nibles quand la mai­son se­ra inau­gu­rée dans quelques mois.

La Mai­son 2e étape se­ra ac­ces­sible pour tout le monde de la ré­gion et pas seule­ment ouvert qu’aux ré­si­dents du ter­ri­toire.

Rap­pe­lons que le gou­ver­ne­ment du Qué­bec a oc­troyé ré­cem­ment du fi­nan­ce­ment pour sou­te­nir les maisons dé­jà en place. «Ce sont de bonnes nou­velles, c’est une re­con­nais­sance de l’im­por­tance de des maisons-là.»

An­nick Bra­zeau es­père par ailleurs que le fi­nan­ce­ment du gou­ver­ne­ment qué­bé­cois se­ra ré­cur­rent, pour per­mettre l’em­bauche d’une in­ter­ve­nante.

C’est que la mai­son 2e étape per­met aux femmes d’ha­bi­ter dans un lo­ge­ment, avec ou sans en­fant, où une in­ter­ve­nante se­ra sur place pour les ac­com­pa­gner, no­tam­ment en fai­sant un plan d’ac­tion éta­lé sur la du­rée du sé­jour, afin de s’as­su­rer d’une bonne tran­si­tion pour la suite, mais aus­si pour les écou­ter et les en­cou­ra­ger.

La Mai­son 2e étape per­met donc de pour­suivre le tra­vail amor­cé lors du pre­mier sé­jour à la mai­son d’hé­ber­ge­ment. «Il y en a qui re­tourne avec leur conjoint car c’est trop gros, elles ne sont pas prêtes.» Les femmes qui y se­ront ins­tal­lées pour­ront y res­ter 18 mois.

Rap­pe­lons que les femmes res­tent gé­né­ra­le­ment dans la mai­son de pre­mière étape de deux à trois mois. «Des fois, ce n’est pas suf­fi­sant, note tou­te­fois la di­rec­trice An­nick Bra­zeau. Il y a des femmes qu’on re­marque qu’après la mai­son pre­mière étape, elles ne sont pas né­ces­sai­re­ment tout de suite prêtent à res­ter en ap­par­te­ment seule.»

L’idée est aus­si de faire en sorte que les femmes soient en sé­cu­ri­té. Dans plu­sieurs cas, les pro­cé­dures en cour peuvent par­fois être longues. «Le conjoint pen­dant ce temps fait par­fois des me­naces», conclut Mme Bra­zeau.

La Mai­son 2e étape se­ra en par­tie fi­nan­cée par la Ville de Ga­ti­neau et la So­cié­té d’ha­bi­ta­tion du Qué­bec.

(Photo La Pe­tite-na­tion – Archives)

An­nick bra­zeau, di­rec­trice de la Mai­son d’hé­ber­ge­ment pour Elles des Deux Val­lées voit cet ajout d’un bon oeil.

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