Deux frères, une pas­sion, une école

La Revue - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - Ada­sil­va­ca­si­mi­ro@lexis­me­dia.ca

AN­TO­NY DA SIL­VA-CASIMIRO ARTS MAR­TIAUX. Ils avaient à peine dé­pas­sé la ving­taine lorsque les frères Thi­bo­deau ont dé­ci­dé d'ou­vrir leur propre école d'arts mar­tiaux.

Moins d'un an et de­mi plus tard après s'être lan­cé dans l'in­con­nu, force est de consta­ter que le pa­ri pris par le duo fra­ter­nel a rap­por­té ses fruits. L'école kick­boxing et jiu-jit­su Aca­dé­mie (KJA) compte plus de 200 membres ac­tifs.

Et dé­jà, ils ont dû agran­dir. «On a dé­mé­na­gé d'en­droit. On est pas­sé de 3500 à 5000 pieds car­rés et nos ma­te­las s'em­pilent. Je suis fier de dire que c'est notre em­ploi à temps-plein. On n'a pas à grat­ter les cennes», lance MarcAn­toine, l'aî­né des deux frères dans les lo­caux de l'Aca­dé­mie si­tués au 901, bou­le­vard SaintJo­seph dans le sec­teur de Hull.

Âgé de 24 ans au­jourd'hui, l'an­cien cham­pion qué­bé­cois de kick­boxing a réa­li­sé un rêve de «p'tit gars» en ou­vrant avec son fran­gin Jé­ré­mi leur propre école en jan­vier 2017. Non seule­ment, ils s'ima­gi­naient en­fant avoir leur propre do­jo, mais ils ne vivent que de ça au­jourd'hui.

Et ils ont rou­lé leurs bosses dans le monde des arts mar­tiaux, fai­sant même le tour des do­jos et des centres pour ac­qué­rir le plus de connais­sances.

Un peu folle, cette his­toire. Tout au­rait pu s'écrou­ler et les deux hommes au­raient pu tom­ber dans un gouffre fi­nan­cier. La clien­tèle au­rait pu ne ja­mais se poin­ter. Quand ils se sont em­bar­qués dans cette aven­ture, il n'y avait au­cune va­leur sûre d'un fu­tur suc­cès.

«Après avoir tra­vaillé pour d'autres écoles d'arts mar­tiaux, on vou­lait de­ve­nir nos propres pa­trons, men­tionne Jé­ré­mi qui n'est qu'un an plus jeune que Marc-An­toine. Ici, on offre de la va­rié­té. On est en­tré dans les écoles pri­maires, on a des cours d'au­to-dé­fense pour les femmes, des fois des cours pa­rents/en­fants. Des camps de jour aus­si.»

«C'est ça, la clé du suc­cès. Il faut sans cesse in­no­ver. Tu peux nous voir par­tout nous im­pli­quer dans la com­mu­nau­té. On ne peut pas juste avoir des cours de kick­boxing», sou­ligne le ca­det du clan ga­ti­nois, spé­ci­fiant que toute leur pu­bli­ci­té pro­vient du bouche à oreille

«Tu ne peux pas bras­ser la même soupe toute ta vie et es­pé­rer que ça fonc­tionne tou­jours. Tu dois ap­por­ter des chan­ge­ments», ajoute Marc-An­toine qui se dit tou­jours ou­vert à al­ler s'en­traî­ner ailleurs pour s'amé­lio­rer et non seule­ment se fer­mer sur son école.

Il n'y a pas de pu­blic bien ci­blé pour les Thi­bo­deau. C'est au­tant ou­vert à Mon­sieur-etMa­dame-Tout-le-monde pour une mise en forme ou perdre du poids qu'aux com­bat­tants qui veulent s'aguer­rir et rem­por­ter mé­dailles et tro­phées.

C'est d'ailleurs la beau­té du jiu-jit­su. Que tu sois mince comme un pique ou avec un sur­plus de poids, c'est un art pour l'au­to-dé­fense.

«On pour­rait croire que c'est le jiu-jit­su ou le kick­boxing, c'est un sport de gars qui veulent se battre, mais ce n'est pas vrai. On a beau­coup de femmes, même que dans notre clien­tèle, il y en a lé­gè­re­ment plus que les hommes», af­firme Marc-An­toine.

Dans un ave­nir rap­pro­ché, les Thi­bo­deau ai­me­raient bien avoir des fran­chises. Ex­por­ter l'idée à l'in­ter­na­tio­nal est d'ailleurs sur la planche à dessins.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Les frères Thi­bo­deau, Jé­ré­mi et Marc-An­toine, ont dé­mar­ré leur propre école d'arts mar­tiaux en jan­vier 2017.

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