Hausse des coûts d’éner­gie dans la vo­laille

La Terre de chez nous - - BILAN D’UN HIVER RIGOUREUX - MAR­TINE GI­GUÈRE

Les deux der­niers hi­vers au­ront été coû­teux pour les éle­veurs de vo­lailles. En fait, les tem­pé­ra­tures froides des mois de jan­vier et fé­vrier ont fait grim­per les fac­tures de gaz na­tu­rel et de pro­pane des éle­veurs. Les fortes va­ria­tions de tem­pé­ra­ture et les vents cin­glants ont en­traî­né des hausses de consom­ma­tion. Les éle­veurs qui ont com­men­cé de nou­veaux lots en jan­vier et fé­vrier der­niers ont dû chauf­fer les pou­laillers à 32-33 °C pour ac­cueillir les pous­sins.

Lors des grands froids, les pro­duc­teurs d’oeufs de consom­ma­tion ont re­cours à un chauf­fage d’ap­point. Le pro­duc­teur d’oeufs de consom­ma­tion abi­ti­bien Mau­rice Ri­chard es­time que son ap­pro­vi­sion­ne­ment en gra­nules est à la hausse de 20 à 25 %. S’il doit chauf­fer ses pou­laillers, c’est que ses poules pon­deuses sont lo­gées dans des cages amé­na­gées. Puis­qu’elles ont plus d’es­pace, il faut né­ces­sai­re­ment chauf­fer le bâ­ti­ment. Gis­lain Houle, à SaintGer­main-de-Gran­tham, élève ses poules en lo­ge­ment conven­tion­nel. Ce pro­duc­teur a ins­tal­lé un mur so­laire dans ses pou­laillers. En pré­chauf­fant l’air de ses bâ­ti­ments, il n’au­ra su­bi au­cune hausse d’éner­gie. En­fin, à Saint-Hya­cinthe, le pro­duc­teur d’oeufs Jo­na­than Gauvin élève des poules en lo­ge­ment conven­tion­nel et amé­na­gé. Il a uti­li­sé du chauf­fage d’ap­point au gaz na­tu­rel et il es­time que ses coûts se­ront à la hausse.

Les coûts de chauf­fage des éle­veurs de vo­lailles ont grim­pé en flèche lors des deux hi­vers.

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