Il faut chan­ger le mo­dèle se­lon l’Union pay­sanne

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QUÉ­BEC — L’ar­ri­vée de fonds spé­cu­la­tifs en agri­cul­ture est la consé­quence d’un sys­tème qui fait en sorte que la re­lève agri­cole ne par­vient pas à s’ins­tal­ler. Aux yeux de Maxime La­plante, vice-pré­sident de l’Union pay­sanne, la ges­tion de l’offre et la pro­tec­tion du ter­ri­toire agri­cole bloquent l’ac­cès à la terre.

« Pour ar­rê­ter Pan­gea, ap­pli­quez le rap­port Pro­no­vost », a re­com­man­dé Maxime La­plante. Il a in­vi­té les dé­pu­tés à se de­man­der pour­quoi les fonds d’in­ves­tis­se­ment s’in­té­res­saient sur­tout aux cultures de cé­réales et d’oléa­gi­neux. Le vice-pré­sident a lais­sé en­tre­voir leur in­té­rêt à tou­cher des com­pen­sa­tions fi­nan­cières de l’as­su­rance sta­bi­li­sa­tion des re­ve­nus agri­coles (ASRA).

« Pour­quoi lan­cer la pierre à Pan­gea alors que le mo­dèle ac­tuel conduit à ça? » a aus­si dé­plo­ré Maxime La­plante, ajou­tant que les agri­cul­teurs sont des « chia­leux ». À son avis, de pe­tites uni­tés agri­coles peuvent très bien co­ha­bi­ter avec les grandes ex­ploi­ta­tions, et les ré­gions ne s’en por­te­raient que mieux. Il n’a sur­pris per­sonne en se di­sant mal représenté par l’UPA, ré­cla­mant pour une sem­pi­ter­nelle fois la fin du mo­no­pole syn­di­cal en agri­cul­ture.

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