FERME : nou­veau par­te­naire au Gua­te­ma­la

La Terre de chez nous - - MAIN-D’OEUVRE ÉTRANGÈRE - MY­RIAM LAPLANTE EL HAÏLI

Cette an­née en­core, il a fal­lu une in­ter­ven­tion du mi­nistre de l’Im­mi­gra­tion, John McCal­lum, pour re­mé­dier aux nom­breux re­tards de tra­vailleurs étran­gers tem­po­raires chez les pro­duc­teurs de la pro­vince. « Le dé­blo­cage du mi­nistre ne règle pas la ques­tion », dit la di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions à la Fon­da­tion des en­tre­prises en re­cru­te­ment de main-d’oeuvre agri­cole étran­gère (FERME), Na­tha­lie Pou­liot. « Il fal­lait re­voir les pro­cé­dés et dans ce cadre-là, il y a eu un chan­ge­ment de par­te­naire afin de pou­voir as­su­rer un cer­tain contrôle », ajoute-t-elle. La Terre a pu s’en­tre­te­nir avec la co­or­don­na­trice de l’équipe ter­rain de l’or­ga­nisme de re­cru­te­ment de tra­vailleurs Co­muGuate/CDG, Ca­ro­line Mar­cel, de pas­sage à Mon­tréal.

Trois so­lu­tions

Éta­blie au Gua­te­ma­la de­puis 10 ans, la Qué­bé­coise d’ori­gine et son équipe offrent trois so­lu­tions pour évi­ter les gou­lots d’étran­gle­ment. D’abord, ils ef­fec­tuent les de­mandes de vi­sa des tra­vailleurs par In­ter­net pour un trai­te­ment plus ra­pide des dos­siers à l’am­bas­sade. En­suite, l’équipe ter­rain tra­vaille dans les com­mu­nau­tés et fait le sui­vi au­près des can­di­dats. « Ce lien de confiance s’est dé­ve­lop­pé avec les an­nées. Ça nous per­met d’avoir ac­cès à un bas­sin im­por­tant de tra­vailleurs qui ont le pro­fil dont les em­ployeurs du Qué­bec ont be­soin. »

De plus, Co­muGuate/CDG oeuvre en col­la­bo­ra­tion avec un mé­de­cin cer­ti­fié par Ci­toyen­ne­té et Im­mi­gra­tion Ca­na­da, qui ré­serve une plage de son ho­raire ex­clu­si­ve­ment aux tra­vailleurs de la FERME. « On a un meilleur contrôle sur trois fac­teurs qui fai­saient en sorte de re­tar­der le pro­ces­sus. Main­te­nant, ça va al­ler mieux », dit Mme Mar­cel.

Le co­mi­té des sages

Les cri­tères éta­blis par la FERME per­mettent à Co­muGuate/CDG de pré­sé­lec­tion­ner les nou­veaux tra­vailleurs d’après leurs com­pé­tences. Néan­moins, le pro­ces­sus de sé­lec­tion ne s’ar­rête pas là; l’or­ga­ni­sa­tion sou­met toutes les can­di­da­tures re­te­nues au co­mi­té des sages. Ex­clu­si­ve­ment consti­tué de femmes de la com­mu­nau­té, le co­mi­té ré­pond à une ques­tion simple : « Est-ce que vous ver­riez cette per­sonne cô­toyer vos en­fants? ». L’or­ga­nisme s’in­forme au­près des femmes sur les ha­bi­tudes de vie des can­di­dats et sur di­vers as­pects de leur per­son­na­li­té. « Il n’y a per­sonne qui vous di­ra qu’il bat sa femme en en­tre­vue, mais les com­mu­nau­tés sont tis­sées ser­ré et les gens se connaissent tous », af­firme Mme Mar­cel. D’ailleurs, l’équipe ter­rain éli­mine ré­gu­liè­re­ment des can­di­dats du pro­gramme après la ren­contre avec les sages.

Ca­ro­line Mar­cel est co­or­don­na­trice de l’or­ga­nisme de re­cru­te­ment de main-d’oeuvre agri­cole Co­muGuate/CDG, le nou­veau par­te­naire de la FERME au Gua­te­ma­la.

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