Le lait dans les dé­pan­neurs chi­nois

La Terre de chez nous - - OPINION -

PA­TRICE DU­PONT

Je suis un pro­prié­taire de dé­pan­neur et je confirme qu’Agro­pur a im­po­sé cette po­li­tique l’an pas­sé. [...] Nous avons ré­duit le choix de sortes et de for­mats et ré­duit nos com­mandes, mais il est im­pos­sible d’at­teindre la per­fec­tion. Les marges bé­né­fi­ciaires ain­si que les prix sont ré­gis par le gou­ver­ne­ment et sont très, très minces, par­fois quelques cents pour un for­mat 4 litres! Celles-ci n’ont pas été ajus­tées pour com­pen­ser les pertes. J’ap­prouve et j’ap­puie l’ini­tia­tive des pro­prié­taires d’ori­gine chi­noise.

YAN LÉGARÉ

Pour que le sys­tème fonc­tionne, tous les in­ter­ve­nants doivent faire de l’ar­gent. La ré­par­ti­tion des marges dans la chaîne de va­leur est un dé­fi, mais il n’est pas sou­hai­table qu’un des maillons soit à perte.

CHAN­TAL LE­CLERC

1 - Le prix du lait est ré­gle­men­té, car c’est un pro­duit es­sen­tiel. 2 - Je crois que les marges ne sont pas pa­reilles dans le cas des grandes sur­faces et des dé­pan­neurs. 3 - N’ou­bliez pas que l’ache­teur achè­te­ra avec son litre de lait plein de trucs avec les­quels le dé­pan­neur fe­ra de l’ar­gent. Ils ont le droit de chia­ler... mais le lait leur ap­porte une clien­tèle. S’ils n’en vendent pas, cette clien­tèle ira dans les grandes sur­faces.

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