Des éra­blières cou­pées en deux

La Terre de chez nous - - INNOVATION­S | TERRITOIRE - THIER­RY LARIVIÈRE

Fran­çois Bourassa évoque le cas d’autres che­mins de fer dans la ré­gion qui im­posent des frais pour que des sen­tiers tra­versent leurs rails. « Un pro­duc­teur n’est pas équi­pé pour né­go­cier avec la ma­chine gou­ver­ne­men­tale fé­dé­rale », a as­su­ré le pré­sident du Syn­di­cat des pro­duc­teurs fo­res­tiers du sud du Qué­bec, An­dré Roy, in­ter­ro­gé par Ra­dio-Ca­na­da.

« Il y a des pro­prié­taires qui ne veulent rien sa­voir de la voie fer­rée », ajoute Fran­çois Bourassa, qui an­ti­cipe que cer­tains ne vou­dront pas s’en­tendre et risquent alors d’être ex­pro­priés.

Deuxième BAPE

Les tra­vaux ne com­men­ce­ront pas im­mé­dia­te­ment, mais des re­le­vés géo­tech­niques sont pré­vi­sibles. Se­lon la Fé­dé­ra­tion, au­cune com­pen­sa­tion n’est an­non­cée, contrai­re­ment à la pra­tique ha­bi­tuelle d’Hy­dro-Qué­bec pour ce type de tra­vaux.

Lors de l’an­nonce du 11 mai, le pre­mier mi­nistre Couillard a men­tion­né qu’il y au­ra une deuxième consul­ta­tion pu­blique du Bu­reau d’au­diences pu­bliques sur l’en­vi­ron­ne­ment. Celle-ci de­vrait por­ter sur l’im­pact en­vi­ron­ne­men­tal de la voie de contour­ne­ment, et des mo­di­fi­ca­tions mi­neures pour­raient être ap­por­tées au pro­jet. Le pre­mier rap­port, qui se pen­chait sur­tout sur le tra­cé et l’ac­cep­ta­bi­li­té so­ciale, re­com­man­dait le sta­tu quo amé­lio­ré, avec des murs an­ti­bruit et de pro­tec­tion, ou une op­tion de contour­ne­ment qui a d’ailleurs été re­te­nue par les gou­ver­ne­ments.

C’est la Cen­tral Maine & Quebec Rail­way, née des ruines de la Mon­treal Maine & At­lan­tic (MMA), qui se­ra pro­prié­taire du nou­veau tron­çon et l’ex­ploi­te­ra.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.