Main-d’oeuvre re­cher­chée : un vé­ri­table casse-tête

La Terre de chez nous - - PARLONS-EN... À COEUR OUVERT ! -

« Mon em­ployé ne s’est pas le­vé ce ma­tin. » « Après deux se­maines, il est par­ti sans don­ner de nou­velles. » « Il de­mande des va­cances et 20 $ l’heure. Je n’ai pas les moyens. » Ces phrases re­viennent sou­vent lors­qu’il est ques­tion de main-d’oeuvre agri­cole.

Non seule­ment il faut trou­ver quel­qu’un de fiable, de com­pé­tent et d’ef­fi­cace, mais en plus, l’em­ployé au­ra des exi­gences d’ho­raires et de sa­laire. Comment conju­guer avec ces contraintes?

L’em­ployeur qu’on laisse tom­ber à la der­nière mi­nute a toutes les rai­sons du monde d’être dé­çu, voire même en co­lère. Ces sen­ti­ments sont nor­maux et tout à fait lé­gi­times. Les pro­jets de fin de se­maine de toute la fa­mille s’en­volent parce qu’il faut s’oc­cu­per des bêtes ou des champs. Le conjoint ou la conjointe a beau com­prendre la si­tua­tion, il pour­rait ré­agir for­te­ment. Res­pi­rer, se cal­mer, re­por­ter à plus tard une ac­ti­vi­té pré­vue, idéa­le­ment dans un court laps de temps, est es­sen­tiel pour gar­der un équi­libre dans la vie fa­mi­liale.

Mi­sez sur le ren­for­ce­ment po­si­tif

Fi­dé­li­ser leurs em­ployés re­pré­sente un nou­veau dé­fi pour les pro­duc­teurs agri­coles. Le mi­lieu ne per­met­tant pas tou­jours de ver­ser des sa­laires éle­vés, il faut mi­ser sur du ren­for­ce­ment po­si­tif.

Un sou­per de Noël, une carte d’an­ni­ver­saire et, si pos­sible, un congé une fois de temps en temps ne sont que quelques exemples qui per­mettent de dé­mon­trer votre gra­ti­tude en­vers vos em­ployés. « L’été, je leur don­nais même de bons légumes frais du jar­din », ra­conte une pro­duc­trice à la re­traite. C’est un autre moyen simple et ef­fi­cace de mon­trer à ses tra­vailleurs qu’ils sont ap­pré­ciés. De bons rap­ports avec eux ren­dront les tâches plus agréables pour tout le monde.

Uti­li­sez votre ré­seau

Trou­ver de la main-d’oeuvre com­pé­tente est ar­du, mais avant de vous dé­mo­ra­li­ser, il faut vous in­for­mer de ce qu’il se passe au­tour de vous. Son­dez votre ré­seau. Quel­qu’un connaît peut-être une per­sonne qui veut tra­vailler dans une ferme. Par­lez-en aux in­ter­ve­nants qui gra­vitent au­tour de votre en­tre­prise. Ils sont vos yeux et vos oreilles sur le ter­rain. Ser­vez-vous-en. Est-ce qu’un voi­sin a fait en­can ré­cem­ment? L’un de ses em­ployés se cherche peu­têtre main­te­nant du tra­vail. Ne né­gli­gez au­cun con­tact.

Dé­ter­mi­nez vos prio­ri­tés

Tou­te­fois, avant de pen­ser à em­bau­cher quel­qu’un, vous de­vrez vous ar­rê­ter un ins­tant pour ré­flé­chir à ce que vous sou­hai­tez comme fu­tur em­ployé. Dé­ter­mi­nez vos prio­ri­tés; ce­la vous ai­de­ra à faire un choix éclai­ré sur le type de per­sonne re­cher­chée.

L’une des ques­tions im­por­tantes à vous po­ser, c’est quel genre de su­pé­rieur vous avez en­vie d’être. Vous de­vez vous de­man­der si vous pré­fé­rez quel­qu’un qui tra­vaille dif­fé­rem­ment de vous ou de la même ma­nière. Faites-vous as­sez confiance à la per­sonne pour vous ab­sen­ter de la ferme sans vous in­quié­ter? Un tra­vail sur vous-même vous ai­de­ra à y voir plus clair avant de pro­cé­der à l’em­bauche d’un em­ployé.

L’im­por­tant avec les contraintes de main-d’oeuvre, c’est de ne pas vous dé­cou­ra­ger et de croire à un heu­reux dé­noue­ment. Ne per­dez pas votre sang-froid et, sur­tout, ne vous ren­dez pas ma­lade avec ça. Ci­blez les bons en­droits où l’on se­ra en me­sure de ré­pondre à vos be­soins. L’em­ployé par­fait pour vous existe, il ne sait juste pas en­core que c’est lui.

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