« C’est triste »

La Terre de chez nous - - À LA UNE - M.M.

Le 30 juillet, lorsque La Terre ren­contre Syl­vain Bé­lan­ger, il est en pleine deuxième coupe. Même après le pas­sage du dou­bleur d’an­dain, on a de la dif­fi­cul­té à re­con­naître le foin frais cou­pé.

« Il y a des en­droits mieux que d’autres, mais je di­rais que le ren­de­ment est de 25 à 30 % d’une deuxième coupe nor­male. C’est triste ! » ré­sume le pro­duc­teur lai­tier de Saint-Jean-Port-Jo­li. Il rap­porte que chez lui, la pre­mière coupe a gé­né­ré la moi­tié du ren­de­ment ha­bi­tuel. Ces pas­sages presque à vide exigent ce­pen­dant les mêmes dé­penses en temps et en car­bu­rant, ce qui consterne Syl­vain Bé­lan­ger et son frère. « En fau­chant, on se dit que si la pluie fi­nit par ar­ri­ver, ça pour­rait re­dé­col­ler pour une troi­sième coupe », es­pèrent-ils. Pré­voyant que le foin se­ra en­core plus rare cet hi­ver, les pro­duc­teurs ont dé­jà fait ve­nir deux ca­mions­re­morques de balles car­rées.

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