Plu­sieurs mil­lions de mouches roses à pré­voir en 2019

La Terre de chez nous - - LUTTE INTÉGRÉE - MY­RIAM LA­PLANTE EL HAÏLI mla­[email protected] la­terre.ca

SHERRINGTON — La nou­velle usine de pro­duc­tion de mouches roses pour­ra gé­né­rer an­nuel­le­ment « plu­sieurs mil­lions » de mouches sté­riles sup­plé­men­taires, no­tam­ment grâce à un meilleur contrôle de la bio­sé­cu­ri­té et au pro­lon­ge­ment de la pé­riode de pro­duc­tion.

Rap­pe­lons que les mouches sté­riles sont sau­pou­drées d’un co­lo­rant rose pour que l’on puisse les dif­fé­ren­cier des po­pu­la­tions na­tu­relles avec les­quelles elles se re­pro­duisent dans les champs d’oi­gnons. La tech­nique a per­mis de ré­duire consi­dé­ra­ble­ment l’uti­li­sa­tion des pes­ti­cides et de contrô­ler plus ef­ficace­ment les dom­mages sur les ré­coltes.

Opé­ra­tions fa­ci­li­tées

La nou­velle usine n’était pas en­core opé­ra­tion­nelle lors de son inau­gu­ra­tion le 12 oc­tobre, mais la di­rec­trice scien­ti­fique ad­jointe du consor­tium de re­cherche Prisme et coor­don­na­trice prin­ci­pale du pro­jet de mouches roses, Anne-Marie For­tier, a af­fir­mé que do­ré­na­vant, pro­duire des mouches sté­riles se­ra plus fa­cile. D’abord parce que la dis­po­si­tion des salles a été pen­sée en fonc­tion du cycle de pro­duc­tion des mouches. En­suite parce que les condi­tions de pro­duc­tion de l’an­cienne usine n’étaient pas op­ti­males. « Il y a un mi­ni­mum de bio­sé­cu­ri­té à res­pec­ter dans l’usine, si­non on peut se re­trou­ver avec des conta­mi­na­tions de ma­la­dies pa­ra­si­toïdes, etc. », a in­di­qué l’agro­nome Carl Dion La­plante lors de la vi­site. Fi­na­le­ment, parce que la nou­velle ins­tal­la­tion don­ne­ra la pos­si­bi­li­té de pro­lon­ger la pé­riode de pro­duc­tion.

Les mouches « fraîches » se­ront conçues en 30 jours alors que celles en dia­pause se­ront dé­ve­lop­pées à 15 °C en 60 jours. Un atout de ges­tion im­por­tant puisque ces der­nières pour­ront être en­tre­po­sées au ré­fri­gé­ra­teur pen­dant une pé­riode pou­vant al­ler jus­qu’à deux ans.

De­mande

L’usine a main­te­nant la ca­pa­ci­té de gé­né­rer des mil­lions de mouches sup­plé­men­taires, mais la crois­sance de la pro­duc­tion aug­men­te­ra en fonc- tion de la de­mande. À l’été 2018, seize agri­cul­teurs de la Mon­té­ré­gie et quatre de La­nau­dière ont eu re­cours aux mouches roses dans leurs champs d’oi­gnons, mais la tech­no­lo­gie se vend aus­si à l’ex­té­rieur du Qué­bec. Prisme a fait des es­sais chez un pro­duc­teur on­ta­rien cet été, a été ap­pro­chée par un deuxième is­su de la même ré­gion et dis­cute ac­tuel­le­ment avec un autre éta­bli dans l’État de New York.

Les mouches roses sont sté­ri­li­sées par ir­ra­dia­tion aux rayons gam­ma chez un sous-trai­tant avant d’être re­lâ­chées au champ.

La nou­velle usine est si­tuée der­rière les lo­caux du consor­tium de re­cherche Prisme, à Saint-Patrice-de-Sherrington. Ac­tuel­le­ment, 10 à 20 mil­lions de mouches sté­riles sont lâ­chées chaque an­née.

Les mouches sont pro­duites pen­dant l’hi­ver, puis en­tre­po­sées au ré­fri­gé­ra­teur jus­qu’à l’été où elles sont re­lâ­chées au champ.

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