L’es­sor de la pa­tate douce

La Terre de chez nous - - DE L'ÉCOLE À LA TERRE - MA­RIE-CLAUDE OUEL­LET Da­vid Wees ex­plique que con­trai­re­ment à la pomme de terre, la pa­tate douce se mul­ti­plie par bou­tu­rage des tiges. Une fois que les jeunes pousses ont été re­pi­quées au champ, elles forment ra­pi­de­ment des ra­cines.

in­sectes et des ma­la­dies est en­core beau­coup plus faible au Qué­bec qu’aux États-Unis, mais les chan­ge­ments cli­ma­tiques pour­raient chan­ger la donne », ex­plique M. Wees. « Bien que la culture de la pa­tate douce soit pro­met­teuse au Qué­bec, il faut réa­li­ser que la ré­colte et la ma­nu­ten­tion post-ré­colte exigent tou­te­fois beau­coup de main-d’oeuvre », ajoute-t-il.

Très culti­vée dans le monde

La Chine as­sure les trois quarts de la pro­duc­tion mon­diale de pa­tates douces. Cette plante est aus­si lar­ge­ment culti­vée en Afrique, no­tam­ment en Tan­za­nie, au Ni­gé­ria et en Ou­gan­da. Il s’agit d’un pro­duit ali­men­taire de grande qua­li­té puisque son tu­ber­cule consti­tue une source im­por­tante de vi­ta­mine A et que ses feuilles sont riches en fer et en cal­cium. Mal­heu­reu­se­ment, les pays afri­cains pro­duisent prin­ci­pa­le­ment des va­rié­tés à chair blanche moins riches en élé­ments nu­tri­tifs. En rai­son du cli­mat chaud et hu­mide, les champs afri­cains sont vul­né­rables aux ma­la­dies et aux in­sectes comme le cha­ran­çon de la pa­tate douce.

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