Ré­al Gau­vin, tou­jours ac­tif après la po­li­tique

La Terre de chez nous - - LA VIE À LA CAMPAGNE - MAU­RICE GA­GNON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

SAINT-JEAN-PORT-JO­LI — Ré­al Gau­vin a été dé­pu­té li­bé­ral de Mont­ma­gny-L’Is­let (au­jourd’hui Côte-du-Sud) à l’As­sem­blée na­tio­nale du Qué­bec de 1985 à 2003. Tou­jours ac­tif dans l’en­tre­prise fa­mi­liale, il par­tage son temps entre sa ré­si­dence de Saint-Adal­bert et celle de Saint-Jean-Port-Jo­li où il sa­voure les joies d’une se­mi-re­traite avec son épouse, De­nise.

Né dans l’une des plus belles ex­ploi­ta­tions de Saint-Adal­bert que son père avait ache­tée de son grand-père ma­ter­nel, M. Gau­vin re­con­naît avoir eu une en­fance heu­reuse. Il a vé­cu à la ferme jus­qu’à l’âge de 18-19 ans. « C’est mon frère qui a pris la re­lève alors que je me suis plu­tôt di­ri­gé vers les af­faires », dit-il.

Comme son père réa­li­sait des contrats fo­res­tiers en hi­ver avec la Ro­bin­son Lum­ber Com­pa­ny, le jeune Ré­al a com­men­cé à tra­vailler avec lui. Son pre­mier vé­ri­table em­ploi – qu’il a oc­cu­pé de 1958 à 1962 – a été pour une en­tre­prise fo­res­tière, l’Oxford Pa­per Com­pa­ny, à Rum­ford, dans le Maine. Re­ve­nu au Qué­bec en 1968 pour ai­der son père qui avait été vic­time d’un ac­ci­dent de tra­vail, il a pris la re­lève à la gé­rance de l’en­tre­prise fa­mi­liale de bois de sciage.

Les af­faires et la po­li­tique

Ré­al Gau­vin s’est en­suite lan­cé dans les af­faires. Il a fon­dé R.-A. Gau­vin Tran­sport, une en­tre­prise spé­cia­li­sée dans le tran­sport de bois de construc­tion, et Au­to­bus St-Adal­bert, un ser­vice de tran­sport sco­laire. En­core au­jourd’hui, il conti­nue à don­ner un coup de main à ses fils au sein de ces en­tre­prises.

En po­li­tique, Ré­al Gau­vin a d’abord été maire et pré­fet ad­joint pen­dant dix ans avant de se faire élire comme dé­pu­té à l’As­sem­blée na­tio­nale en 1985. À l’époque, il a oc­cu­pé dif­fé­rentes fonc­tions par­le­men­taires, no­tam­ment celle de vice-pré­sident de la Com­mis­sion de l’agri­cul­ture, des pê­che­ries et de l’ali­men­ta­tion. Il a aus­si par­ti­ci­pé à la créa­tion de la po­li­tique li­bé­rale à l’égard des ré­gions. « C’était im­por­tant, dit-il, de don­ner plus d’au­to­no­mie aux ré­gions. »

« Lorsque le mi­nistre Claude Ryan a pro­po­sé sa cé­lèbre ré­forme mu­ni­ci­pale, on a dû l’ex­pli­quer aux maires de mon com­té, ce qui n’a pas tou­jours été fa­cile », se remémore l’an­cien dé­pu­té. M. Gau­vin croit en­core que cette po­li­tique a été bonne pour le Qué­bec puis­qu’elle a no­tam­ment « ame­né les mu­ni­ci­pa­li­tés à mieux struc­tu­rer l’en­tre­tien des che­mins ».

Ré­al Gau­vin garde un bon sou­ve­nir de ses an­nées en po­li­tique, dans une cir­cons­crip­tion où les gens ont tou­jours été très po­li­ti­sés, men­tionne-t-il. Il cite d’autres fi­gures mar­quantes de la vie par­le­men­taire de la Côte-du-Sud, no­tam­ment Adé­lard God­bout, Jean Le­sage et Fer­nand Li­zotte.

« Pas­sion­né d’avia­tion, je suis ti­tu­laire d’une li­cence de pi­lote et j’ai été co­pro­prié­taire d’Ae­ro­nex Air­craft de 1974 à 1981. ».

Ré­al Gau­vin sur le ter­rain de sa mai­son de Saint-Jean-Port-Jo­li.

Le dé­pu­té Ré­al Gau­vin vou­lait tra­vailler avec les gens, quelle que soit leur al­lé­geance po­li­tique.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.