Cap’tain Qué­bec

La Terre de chez nous - - LA UNE - M.L.

DRUM­MOND­VILLE — Le nou­veau mi­nistre de l’Agri­cul­ture du Qué­bec, An­dré La­mon­tagne, a ac­cor­dé une en­tre­vue in­ti­miste et dé­con­trac­tée à La Terre. Por­trait d’un homme prêt à l’ac­tion.

Le pe­tit gars de Saint-Fé­li­cien

An­dré La­mon­tagne naît en 1960 à Saint-Fé­li­cien, au Lac-Saint-Jean, comme qua­trième en­fant d’une fra­trie de cinq. Sa mère dé­cède alors qu’il n’a que six ans et en 1969, la fa­mille dé­mé­nage à Qué­bec où son père fonde Pro­vi­go. Il fait ses études uni­ver­si­taires à Qué­bec en ad­mi­nis­tra­tion, ar­rive à Mon­tréal en 1983 et se lance en af­faires. Il se fait ac­qué­reur en 1985 de trois su­per­mar­chés, qu’il re­vend en 1998. À 38 ans, il re­tourne aux études pour ap­prendre le coun­se­ling et la psy­cho­thé­ra­pie. Entre-temps, Fran­çois Le­gault est ar­ri­vé dans le pay­sage po­li­tique. M. La­mon­tagne fi­nance son par­ti et vote pour le chef aux élec­tions. À l’au­tomne 2013, il dé­cide de l’ai­der à titre de conseiller. Le 1er mars, Fran­çois Le­gault le convainc de bri­guer le com­té de John­son contre le pé­quiste YvesF­ran­çois Blan­chet. « Je suis ren­tré à la mai­son et ma blonde m’at­ten­dait. On en a ja­sé en­semble, elle m’a re­gar­dé et m’a dit : “Vas-y, Cap’tain Qué­bec”. » Les élec­tions étaient dé­clen­chées le 5 mars 2014, et le 7 avril au soir, An­dré La­mon­tagne rem­por­tait ses élec­tions, pré­lude à une autre qui lui vau­drait, quatre ans plus tard, un poste de mi­nistre.

Lors­qu’on lui de­mande comment se passe son pre­mier mois au pou­voir, il ré­pond : « Je tripe au boutte. Quand j’ai ren­con­tré mon pre­mier mi­nistre pour lui pré­sen­ter mes prio­ri­tés, je lui ai dit : Ne me fais pas le coup de m’en­le­ver de là dans un an ou deux; laisse-moi faire le tra­vail que j’ai à faire. Fran­çois Le­gault m’a ré­pon­du : “Si tu fais une bonne job!” Ça ne veut pas dire qu’il n’y au­ra pas de dé­fis, mais ça va bien, c’est un su­per mi­nis­tère. J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion et de res­pect pour les gens qui choi­sissent d’être pro­duc­teurs ou éle­veurs. »

À pro­pos de son pre­mier contact avec l’agri­cul­ture, il ra­conte : « Je me se sou­viens d’être al­lé ré­gu­liè­re­ment jouer dans la lai­te­rie du père de mon ami Jo­ce­lyn au Lac-Saint-Jean. Je de­vais avoir sept ou huit ans. En face de la lai­te­rie, il y avait la ferme des La­prise. Com­bien de fois on est al­lés jouer dans le foin! »

En dis­cu­tant avec le mi­nistre, on ap­prend qu’il mange sou­vent au res­tau­rant, dé­teste les huîtres et adore le pâ­té chi­nois, la mu­sique et sa voi­ture élec­trique. Mais ce qu’il aime par­des­sus tout, c’est « le Qué­bec… dans le Ca­na­da ».

« Quand j’ai ren­con­tré mon pre­mier mi­nistre pour lui pré­sen­ter mes prio­ri­tés, je lui ai dit : Ne me fais pas le coup de m’en­le­ver de là dans un an ou deux; laisse-moi faire le tra­vail que j’ai à faire. »

An­dré La­mon­tagne, nou­veau mi­nistre de l’Agri­cul­ture, que son épouse af­fu­blait af­fec­tueu­se­ment du sur­nom « Cap’tain Qué­bec ».

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