Phy­to­pro­tec­tion : ayez un plan!

La Terre de chez nous - - LA UNE - MI­CHEL DU­VAL, AGR. Pré­sident de l’Ordre des agro­nomes du Qué­bec (OAQ)

De­puis quelques an­nées, l’OAQ fait la pro­mo­tion du plan de phy­to­pro­tec­tion. Plu­sieurs d’entre vous, tant les agro­nomes que les pro­duc­teurs, se disent : « En­core de la pa­pe­rasse in­utile! » Or, la pré­pa­ra­tion du plan de phy­to­pro­tec­tion se com­pare aux dis­cus­sions que vous avez avec l’en­tre­pre­neur choi­si pour construire un nou­veau bâ­ti­ment dans votre ferme : ga­rage, en­tre­pôt à ma­chi­ne­rie, étable ou autre. Ac­cep­te­riez-vous qu’il en­tame les tra­vaux de construc­tion et qu’il vous fasse dé­pen­ser des mil­liers de dol­lars sans vous four­nir un de­vis pré­cis et un bud­get pour la réa­li­sa­tion de ce pro­jet?

Le plan de phy­to­pro­tec­tion est un exer­cice ri­gou­reux de pla­ni­fi­ca­tion et s’il est bien conçu, il de­vrait per­mettre la pré­pa­ra­tion d’un en­semble pré­cis de dé­marches à mettre en oeuvre de l’achat des se­mences à la sai­son des ré­coltes. Il s’agit de bâ­tir un plan d’ac­tion et des de­vis qui vous don­ne­ront la pos­si­bi­li­té de pla­ni­fier votre sai­son de culture. Cer­tains d’entre vous sou­li­gne­ront que ce qui est pré­vu en au­tomne et en hi­ver n’est pas né­ces­sai­re­ment ce qui se fe­ra au prin­temps : dame Na­ture ne col­la­bore pas tou­jours lors de la sai­son des se­mis. Un plan bien pré­pa­ré est ap­puyé par l’his­to­rique des cultures et des pro­blèmes phy­to­sa­ni­taires ob­ser­vés à la ferme, les­quels per­met­tront d’adap­ter les re­com­man­da­tions aux chan­ge­ments de der­nière mi­nute.

Même avec les meilleurs ou­tils et une pla­ni­fi­ca­tion ri­gou­reuse, il est mal­heu­reu­se­ment im­pos­sible de tout pré­voir : in­sectes et ma­la­dies fon­giques s’in­vitent dans vos champs sans votre per­mis­sion. Pour faire face à cette si­tua­tion et à l’aide des in­for­ma­tions conte­nues dans le plan, une re­com­man­da­tion faite à la suite de l’iden­ti­fi­ca­tion de l’en­ne­mi et de l’in­ten­si­té de l’in­fes­ta­tion don­ne­ra la chance d’en contrô­ler les dom­mages.

Un pro­blème in­quié­tant s’est ma­ni­fes­té dans nos fermes du Qué­bec au cours des der­nières an­nées : la ré­sis­tance des en­ne­mis des cultures aux pes­ti­cides. De­puis de nom­breuses an­nées, ce phé­no­mène est au coeur des pré­oc­cu­pa­tions des ex­perts qué­bé­cois en phy­to­pro­tec­tion. Ce n’est pas un pro­blème unique au Qué­bec et ce­la doit être pris très au sé­rieux. Un plan de phy­to­pro­tec­tion pré­pa­ré par un ex­pert mi­ni­mi­se­ra ce risque tout en vous as­su­rant d’une pro­tec­tion adé­quate de vos cultures.

L’usage de pes­ti­cides est sous la loupe des mé­dias et de di­vers groupes de pres­sion. Il est donc es­sen­tiel que les pes­ti­cides uti­li­sés au cours de la sai­son pro­chaine le soient de fa­çon ju­di­cieuse pour ré­duire au mi­ni­mum leurs im­pacts sur votre san­té, celle de vos em­ployés et sur l’en­vi­ron­ne­ment, et pour pro­té­ger les in­sectes pol­li­ni­sa­teurs.

Le plan de phy­to­pro­tec­tion est une dé­marche où un agro­nome ayant l’ex­per­tise en phy­to­pro­tec­tion vous ac­com­pagne pour vous per­mettre de res­pec­ter vos ob­jec­tifs de pro­duc­tion et de mi­ni­mi­ser l’im­pact né­ga­tif des pes­ti­cides. L’OAQ en­cadre la pra­tique pro­fes­sion­nelle des agro­nomes pour s’as­su­rer de la qua­li­té de leur dé­marche pro­fes­sion­nelle et de leurs com­pé­tences en phy­to­pro­tec­tion. Con­sul­tez un agro­nome pour votre plan de phy­to­pro­tec­tion.

De­puis de nom­breuses an­nées, la ré­sis­tance aux pes­ti­cides est au coeur des pré­oc­cu­pa­tions des ex­perts qué­bé­cois en phy­to­pro­tec­tion.

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