Ma­rie-Mai

La Terre de chez nous - - LA UNE - MAR­TINE LA­VAL Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

SAINTE-ADÈLE — Ma­rie-Mai, l’icône du rock au Qué­bec, a choi­si d’ha­bi­ter la ré­gion des Lau­ren­tides pour sa na­ture ins­pi­rante et apai­sante. Dans son co­con fa­mi­lial, en­tou­rée de son amou­reux et de sa fille, elle s’abreuve du si­lence et de la tran­quilli­té de son mi­lieu de vie pour com­po­ser ses chan­sons.

« Je sens une li­bé­ra­tion quand je quitte la ville après le tra­vail et que je rentre à la mai­son. Je laisse toute la pres­sion der­rière moi pour re­trou­ver le calme des mon­tagnes. C’est ce dont j’avais be­soin dans ma vie », ex­plique la chan­teuse.

Sur la rue pai­sible où elle de­meure de­puis trois ans avec son conjoint Da­vid La­flèche et leur pe­tite Gi­sèle, le sens de la com­mu­nau­té est fort et le voi­si­nage pré­sent, mais dis­cret. Dans cette mai­son ni­chée dans la na­ture, Ma­rie-Mai croit qu’elle a choi­si le meilleur en­droit pour voir gran­dir sa fille. « Je réa­lise à quel point ça a un im­pact po­si­tif sur sa vie. Elle aime tel­le­ment être de­hors et elle est si cu­rieuse, ra­conte l’ar­tiste. Je sens que je lui donne les ou­tils né­ces­saires à son épa­nouis­se­ment. »

Ayant les mon­tagnes, la fo­rêt et le lac à proxi­mi­té, la pe­tite fa­mille pro­fite de ce qui l’en­toure, été comme hi­ver, en fai­sant des ran­don­nées dans le bois, des bai­gnades dans le lac, du pa­tin sur la sur­face ge­lée et du ski en mon­tagne. Ma­rie-Mai consi­dère sa vie de cam­pagne comme un énorme pri­vi­lège, elle qui au­rait ai­mé gran­dir dans un tel en­vi­ron­ne­ment.

Alors que toute sa vie était cen­trée sur sa car­rière, la chan­teuse au suc­cès in­con­tes­table avoue qu’elle n’a pas vu pas­ser les 15 der­nières an­nées. « Ça fait long­temps que je sou­hai­tais fon­der une fa­mille. Main­te­nant que je suis ma­man, j’ai­me­rais trou­ver un équi­libre entre ma vie per­son­nelle et ma car­rière », ex­plique la femme de 34 ans, qui veut au­jourd’hui sa­vou­rer chaque ins­tant de son exis­tence.

Au­pa­ra­vant, Ma­rie-Mai croyait que si sa car­rière al­lait bien, tout irait bien. Main­te­nant, elle prend le temps de vivre et d’écou­ter ses be­soins les plus pro­fonds. Dans le calme de ce nou­vel en­vi­ron­ne­ment, l’ar­tiste se re­con­necte à son es­sence. Elle réa­lise aus­si qu’elle puise sa force dans sa vie de fa­mille qui l’aide à se sen­tir bien.

Son der­nier al­bum, qu’elle consi­dère comme le plus per­son­nel, Ma­rie-Mai l’a en­tiè­re­ment com­po­sé dans cette mai­son, loin de la ville, dans sa bulle. « C’est gran­diose à quel point l’ins­pi­ra­tion est par­tout quand tu ha­bites dans les Lau­ren­tides. Les pay­sages sont tel­le­ment beaux, en toute sai­son! » ra­conte-t-elle, les yeux en­core éblouis par cette na­ture en constant chan­ge­ment.

Pour Ma­rie-Mai, vivre dans les Lau­ren­tides, c’est comme avoir un ter­rain de jeu dans sa cour ar­rière.

« Ça fait trois ans que j’ha­bite à Sainte-Adèle et le coup de coeur se pour­suit », confie Ma­rie-Mai.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.