Une éra­blière « zé­ro émis­sion »

La Terre de chez nous - - À LA UNE - MAR­TIN MÉ­NARD mme­[email protected]­terre.ca

SAINT-RO­MAIN — L’éra­blière-école de la Mai­son fa­mi­liale ru­rale du Gra­nit fran­chit tran­quille­ment les étapes vers son ob­jec­tif de pro­duire un si­rop zé­ro émis­sion.

La conver­sion de l’éra­blière a dé­bu­té par le rem­pla­ce­ment de l’éva­po­ra­teur au ma­zout par un mo­dèle élec­trique. Le re­trait de l’an­cien ap­pa­reil a été sub­ven­tion­né par Tran­si­tion éner­gé­tique Qué­bec à hau­teur de 61 000 $ sur un coût to­tal de 163 000 $. L’opé­ra­tion se se­rait ren­ta­bi­li­sée en 13,5 ans sans cette sub­ven­tion, tan­dis qu’avec celle-ci, le re­tour sur in­ves­tis­se­ment est éva­lué à 8,4 ans. « L’ap­proche éco­lo­gique peut re­pré­sen­ter une di­mi­nu­tion des pro­fits à court terme, mais il s’agit plu­tôt d’un in­ves­tis­se­ment à long terme pour l’image du si­rop d’érable », ex­plique Pierre Ri­chard, ges­tion­naire de l’éra­blière cer­ti­fiée bio­lo­gique.

Le ré­sul­tat est im­pres­sion­nant puisque le nou­vel éva­po­ra­teur a fait chu­ter les émis­sions de gaz à ef­fet de serre (GES) de 50 tonnes à 0,03 tonne, confirme la firme Nixo Ex­perts-Conseils qui su­per­vise le pro­jet de conver­sion éner­gé­tique.

Pierre Ri­chard men­tionne que dif­fé­rentes pompes ont éga­le­ment été chan­gées pour des ver­sions moins éner­gi­vores. L’achat de dé­brous­sailleuses et de scies mé­ca­niques élec­triques s’ins­crit dans une pro­chaine étape. Une cer­ti­fi­ca­tion car­bo­neutre pour­ra en­suite cou­ron­ner toute cette dé­marche, es­père M. Ri­chard.

Vi­rage im­por­tant

L’éra­blière-école de la Mai­son fa­mi­liale ru­rale du Gra­nit compte au­jourd’hui 19 600 en­tailles. Si­tuée à Saint-Ro­main, en Es­trie, elle est uti­li­sée pour le pro­gramme de pro­duc­tion acé­ri­cole de l’éta­blis­se­ment des­ti­né aux élèves du se­con­daire et aux adultes. « Le vi­rage éco­lo­gique, on le fait en fonc­tion de nos va­leurs et pour mieux po­si­tion­ner notre pro­duc­tion dans le fu­tur, men­tionne Pierre Ri­chard. On le fait aus­si parce que l’éra­blière sert de lieu d’en­sei­gne­ment. » Il ex­plique à ce su­jet que les jeunes qui y viennent ac­cordent beau­coup d’im­por­tance au dé­ve­lop­pe­ment du­rable en acé­ri­cul­ture.

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