L’UPA prend le contrôle de la Mai­son Jean-Paul Ray­mond

La Terre de chez nous - - EN RÉGION FAITS DIVERS - MARTIN PRI­MEAU mpri­[email protected] la­terre.ca

Le Syn­di­cat de l’UPA de Sain­teS­cho­las­tique–Mi­ra­bel contrô­le­ra dé­sor­mais en­tiè­re­ment la des­ti­née de la Mai­son Jean-Paul Ray­mond. L’an­nonce a été faite par le gou­ver­ne­ment ca­na­dien le 27 mars der­nier, en marge des com­mé­mo­ra­tions sou­li­gnant les 50 ans des ex­pro­pria­tions de Mi­ra­bel.

Le bâ­ti­ment en pierres construit en 1900 avait été ac­quis par la Cou­ronne en 1969 dans le cadre des ex­pro­pria­tions, puis re­ven­du au Syn­di­cat le 1er juin 1989 à un montant sym­bo­lique de 1 $. Le contrat de vente liait par contre l’ache­teur à une sé­rie de clauses qui re­strei­gnaient son uti­li­sa­tion et sa re­vente. Le gou­ver­ne­ment a an­non­cé hier qu’il re­non­çait à ces condi­tions li­mi­ta­tives.

Re­joint par La Terre, le pré­sident du Syn­di­cat, Mar­cel De­nis, s’est ré­joui de la nou­velle. « C’est un grand pas en avant qui vient d’être fait », sou­ligne-t-il. Son or­ga­ni­sa­tion de­man­dait de­puis plu­sieurs an­nées au gou­ver­ne­ment de mo­di­fier le contrat afin d’as­su­rer la pé­ren­ni­té de cette mai­son de­ve­nue sym­bole de la lutte des ex­pro­priés pour la ré­tro­ces­sion de leurs terres. « On avait les mains liées par les clauses, men­tionne-t-il. Il est même ar­ri­vé qu’on ne fasse pas nos frais. » À la suite de l’aban­don des condi­tions li­mi­ta­tives, son or­ga­ni­sa­tion en­tend in­ves­tir mas­si­ve­ment dans la ré­no­va­tion de la mai­son. « Comme il était im­pos­sible de sa­voir ce qu’il ad­vien­drait exac­te­ment du bâ­ti­ment, on était un peu ré­ti­cents à le faire au­pa­ra­vant », ex­plique-t-il. Chose cer­taine, « il n’est pas ques­tion de vendre l’en­droit, as­sure le re­pré­sen­tant de l’UPA. Il y a tel­le­ment d’his­toire as­so­ciée à Jean-Paul Ray­mond! C’est un em­pla­ce­ment qu’il faut gar­der pour la mé­moire col­lec­tive. »

Le haut de cette an­cienne quin­caille­rie est pré­sen­te­ment ré­ser­vé à la lo­ca­tion ré­si­den­tielle. Le rez-de-chaussée, lui, se veut un lieu de ren­contre pour une par­tie des ac­ti­vi­tés du Centre d’éco­lo­gie et de consul­ta­tion com­mu­nau­taire (CECC), qui pi­lote le pro­jet Mé­moire col­lec­tive des ex­pro­priés de Mi­ra­bel, et du Syn­di­cat. Ques­tion­né à sa­voir si l’en­droit pour­rait se trans­for­mer en centre d’in­ter­pré­ta­tion des évé­ne­ments de Mi­ra­bel, M. De­nis n’a pas vou­lu s’avan­cer. « On n’est pas en­core ren­dus là, dit-il. Un centre d’in­ter­pré­ta­tion, ça pour­rait être bien in­té­res­sant, mais il faut d’abord pou­voir le fi­nan­cer. »

La Mai­son Jean-Paul Ray­mond, à Sainte-Scho­las­tique.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.