Plus de maïs et de blé, mais moins de soya en 2019

La Terre de chez nous - - GRANDES CULTURES | FAITS DIVERS - MAR­TIN MÉNARD mme­[email protected]­terre.ca

Sta­tis­tique Ca­na­da vient de dif­fu­ser le ré­sul­tat de son son­dage sur les in­ten­tions de se­mis. Sans grande sur­prise, les agri­cul­teurs en­vi­sagent de culti­ver moins de soya. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine en­traîne un cli­mat d’in­cer­ti­tude quant aux prix du soya, ce qui en pousse cer­tains à pri­vi­lé­gier un peu plus le maïs, ré­sume Ram­zy Yel­da, ana­lyste prin­ci­pal des mar­chés aux Pro­duc­teurs de grains du Québec.

Les 11 500 pro­duc­teurs ca­na­diens re­cen­sés au mois de mars der­nier pro­jettent de se­mer 10,7 % moins de soya qu’en 2018. Au Québec, la baisse pré­vue atteint 7,6 %, pas­sant de 370 300 à 342 200 ha. Cette di­mi­nu­tion de su­per­fi­cies an­ti­ci­pées ne de­vrait pas in­fluen­cer les prix locaux du soya, ceux-ci étant plu­tôt dic­tés par les mar­chés in­ter­na­tio­naux.

L’avoine et l’orge se­ront des cultures moins po­pu­laires au Québec en 2019, note par ailleurs Sta­tis­tique Ca­na­da.

Maïs et blé en hausse

Les agri­cul­teurs qué­bé­cois en­vi­sagent de se­mer 401 500 ha de maïs, com­pa­ra­ti­ve­ment à 385 700 ha en 2018. Si ces in­ten­tions de se­mis se concré­tisent, il n’y au­rait pas eu au­tant de maïs en­se­men­cé au Québec de­puis 2013.

Le blé gagne aus­si en po­pu­la­ri­té cette an­née, tant au Québec que dans l’en­semble du Ca­na­da. Le to­tal de 103 400 ha pré­vu dans la pro­vince re­pré­sen­te­rait la plus grande su­per­fi­cie se­mée en blé au cours des 10 der­nières an­nées. « Ce n’est pas vrai­ment sur­pre­nant. Les prix du blé ont été très in­té­res­sants l’an pas­sé et la qua­li­té des ré­coltes était éga­le­ment très bonne. Même au­jourd’hui, le prix atteint 284 $/t. C’est donc nor­mal que les in­ten­tions de se­mis montent en flèche », com­mente Ram­zy Yel­da. Si les cultures de blé to­ta­lisent 10,4 mil­lions d’hec­tares au Ca­na­da – le 2e plus haut ni­veau en 10 ans à l’échelle du pays –, M. Yel­da se ques­tionne ce­pen­dant sur l’im­pact que pour­raient avoir tous ces vo­lumes sur les prix à la ré­colte.

Pré­ci­sons que ces in­ten­tions de se­mis de­meurent une pré­vi­sion. D’autres fac­teurs comme la mé­téo et les chan­ge­ments de prix peuvent faire va­rier les su­per­fi­cies qui se­ront réel­le­ment culti­vées dans les pro­chaines se­maines.

Les pro­duc­teurs du Québec pré­voient se­mer plus de maïs en 2019.

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