Toute la vé­ri­té sur Jacques Dia­mant

La Terre de chez nous - - LA VIE À LA CAMPAGNE - MAU­RICE GA­GNON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

SAINT-PA­CÔME — Comme c’est le cas pour la plu­part des scé­na­ristes, le nom de Jacques Dia­mant est de toute évi­dence moins connu que ce­lui des sé­ries té­lé­vi­sées Toute la vé­ri­té, Rup­tures et

Les ho­no­rables sur les­quelles il a tra­vaillé. Pro­cu­reur au Bu­reau de ser­vice-conseil (BSC) à Mon­tréal, l’au­teur compte par­mi ses plus beaux sou­ve­nirs d’en­fance ceux pas­sés chez son grand­père ma­ter­nel à Saint-Pa­côme et à son cha­let du lac Chau­dière.

Né à Ri­vière-du-Loup, Jacques Dia­mant était en­core très jeune quand il a dé­mé­na­gé à Québec avec sa fa­mille. Comme sa mère re­ve­nait presque chaque fin de se­maine vi­si­ter ses pa­rents, le Ka­mou­ras­ka n’était ja­mais bien loin mal­gré la dis­tance. « L’été, on pas­sait trois se­maines au cha­let sans voir per­sonne, sauf quand on des­cen­dait à la messe à Saint-Pa­côme et qu’on al­lait dî­ner chez mes grands-pa­rents. J’avais l’im­pres­sion, à cette époque, que ce vil­lage était une grande ville ani­mée », ra­conte l’au­teur qui, en plus des sé­ries té­lé, a aus­si écrit des pièces de théâtre et un ro­man.

Son grand-père, le doc­teur Al­bert Royer, était le mé­de­cin du vil­lage et un amou­reux de la na­ture. « Il pos­sé­dait un cha­let, une éra­blière, un ver­ger, un étang à truites et une vaste mai­son sur le bord de la ri­vière Ouelle. Il avait même des abeilles », se sou­vient Jacques Dia­mant, qui dit avoir été mar­qué par ces an­nées.

Le théâtre

Pour lui, il ne fait au­cun doute que c’est vers l’âge de 10 ans, lors d’une vi­site chez son oncle Jean Royer et sa tante Ni­cole, à la Pointe de Ri­vière-du-Loup, que sa car­rière ar­tis­tique a com­men­cé. Il a tout de suite été sé­duit par le théâtre de ma­rion­nettes qu’ils avaient ache­té à leurs fils. « Avec mes cou­sins et mon frère, nous avons fon­dé une com­pa­gnie fa­mi­liale de ma­rion­nettes qui est de­ve­nue, en 1979, une vraie com­pa­gnie de théâtre pro­fes­sion­nelle », ra­conte M. Dia­mant.

Les jeunes ar­tistes ont fait leurs armes au théâtre de l’Au­berge de la Pointe à Ri­vière-du-Loup de 1983 à 1987. La com­pa­gnie théâ­trale La Ré­gence a pro­duit par la suite, dans dif­fé­rents théâtres, plu­sieurs pièces, dont Den­telle et Dié­sel, mise en scène par An­dré Ro­bi­taille au théâtre de La Roche à Veillon, de SaintJean-Port-Jo­li. « Comme nous avions tous des en­fants en bas âge, nous avons dé­ci­dé de mettre fin à la com­pa­gnie en 1995 pour nous concen­trer cha­cun sur notre fa­mille », ajoute-t-il.

Jacques Dia­mant a tou­jours ma­rié le droit et l’écriture dra­ma­tique. À l’époque de l’Au­berge de la Pointe, il était étu­diant uni­ver­si­taire. Il a conti­nué par la suite à me­ner sa car­rière de scé­na­riste en pa­ral­lèle avec celle d’avo­cat.

« J’ai mis mes connais­sances ju­ri­diques en droit cri­mi­nel au pro­fit de la fic­tion par le biais des sé­ries té­lé. Je n’ai ja­mais pen­sé que j’y res­te­rais à ja­mais », lance-t-il en riant. Toute la vé­ri­té a prou­vé que les Qué­bé­cois ap­pré­ciaient les in­trigues ju­di­ciaires, se­lon Jacques Dia­mant. Il se ré­jouit de sa­voir que son suc­cès a contribué à ou­vrir la voie à d’autres sé­ries du même genre.

« Vivre au bord d’un lac, c’est ça la vraie na­ture de l’être hu­main. Il a fal­lu s’adap­ter pour vivre dans notre so­cié­té mo­derne. »

Jacques Dia­mant se rend en­core du­rant l’été au cha­let du lac Chau­dière, près de Saint-Pa­côme, et chez son père, à Ka­mou­ras­ka.

Une scène de Toute la vé­ri­té, scé­na­ri­sée par Jacques Dia­mant, avec le per­son­nage prin­ci­pal de Bri­gitte (Hélène Florent), pro­cu­reure de la cou­ronne.

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