RETAILLE D’EN­TRE­VUE

La Tribune - - PLACART - JU­DITH DES­MEULES

SHER­BROOKE — Si le per­son­nage de Zac, le nou­veau qui se joint au groupe dans La

course des tuques, est vu un peu comme le méchant du film, Med­hi Bou­sai­dan, ce­lui qui lui prête sa voix, le qua­li­fie plu­tôt d’an­ta­go­niste, rap­pe­lant qu’il n’y a pas vrai­ment de méchant dans l’his­toire, puisque les in­ten­tions de son per­son­nage ne sont pas mal­hon­nêtes. « C’est un nou­veau dans l’en­droit, il a de la dif­fi­cul­té à s’adap­ter. Il est un peu mal­adroit dans sa ma­nière d’ap­proche. Il va un peu dans la confron­ta­tion. Il ne veut pas mal faire, il veut seule­ment s’in­té­grer, il veut juste être ac­cep­té. Quand on est jeune et qu’on re­garde des films, c’est tou­jours blanc ou noir, c’est tou­jours les mé­chants ou les gen­tils. C’est le fun qu’un film offre cette pos­si­bi­li­té d’un per­son­nage qui n’est pas méchant, pas né­ces­sai­re­ment gen­til, juste nor­mal comme tout le monde. Des fois, on peut être gen­til, des fois, on peut être méchant. C’est pour ça que j’aime beau­coup Zac. »

Même que le co­mé­dien s’est sur­pris à se re­con­naître dans Zac. « Il me fait un peu pen­ser à moi. J’ai beau­coup dé­mé­na­gé quand j’étais jeune. Je ne viens pas du Qué­bec et, à mon ar­ri­vée ici, ça a été dif­fi­cile de m’in­té­grer, de ren­con­trer des jeunes et de par­ler avec eux. Des fois, c’est ar­ri­vé que ça ne mar­chait pas, parce qu’on ne se com­pre­nait pas. J’étais plus dans la confron­ta­tion moi aus­si à ce mo­ment-là », ra­conte-t-il. Cou­pée au mon­tage de l’en­tre­vue du 28 no­vembre 2018.

— PHOTO LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉ­CHETTE

Meh­di Bou­sai­dan

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