Les pom­piers ont été ra­len­tis par le dé­tour du pont Saint-Mi­chel

La Tribune - - ACTUALITÉS - JU­DITH DES­MEULES ju­dith.des­[email protected]­tri­bune.qc.ca

SHER­BROOKE — Une ré­si­dence de la rue Beau­dry à Magog a com­plè­te­ment été ra­va­gée par les flammes, sa­me­di ma­tin. La fer­me­ture du pont de la rue Saint-Mi­chel a for­cé les sa­peurs à faire un dé­tour, ce qui les a re­tar­dés de huit mi­nutes.

L’ap­pel a été lo­gé à 10 h 2, mais les pom­piers du Ser­vice de sé­cu­ri­té in­cen­die de Magog ne sont ar­ri­vés sur les lieux, au 197 rue Beau­dry, qu’à 10 h 15.

Il n’y a eu au­cun bles­sé. La cause de l’in­cen­die est tou­jours sur en­quête, mais les pom­piers ont de fortes pré­somp­tions. Ce se­rait un bac de cendres chaudes dé­po­sé à l’ex­té­rieur près de la mai­son qui au­rait pris feu.

« Au dé­part, on avait l’in­for­ma­tion qu’il y avait flammes et fu­mée ap­pa­rente sur place, ex­plique le chef aux opé­ra­tions, Mar­tin Po­mer­leau. Ar­ri­vés sur les lieux, in­cen­die pro­pa­gé à en­vi­ron 80 % du bâ­ti­ment. »

Le seul ré­sident de la mai­son est un homme. Se­lon les voi­sins et les in­for­ma­tions re­cueillies par les pom­piers, l’homme au­rait quit­té son do­mi­cile vers 9 h pour un dé­jeu­ner. Ce sont les voi­sins qui ont ap­pe­lé les au­to­ri­tés d’ur­gence.

« Il y a eu plu­sieurs dé­fla­gra­tions ce ma­tin. Quand on s’est ré­veillés, il y avait de la bou­cane par­tout. J’ai ou­vert la porte et des dé­bris tom­baient du ciel. Il y avait tel­le­ment de bou­cane qu’on ne sa­vait pas où le feu était », a com­men­té Sté­phane Bé­lan­ger, un voi­sin qui ha­bite sur la rue Beau­dry.

Le ré­sident de la mai­son brû­lée, con­si­dé­rée comme une perte to­tale, a été pris en charge par la Croix-Rouge.

Ce sont 20 pom­piers qui ont par­ti­ci­pé à l’in­ter­ven­tion.

« L’en­droit ici est non pro­té­gé par les po­teaux d’in­cen­die, donc on a eu en aide les villes de Saint-De­nis-de-Bromp­ton et Sher­brooke qui sont ve­nues prê­ter as­sis­tance », ajoute-t-il.

C’est aus­si en rai­son de la froide tem­pé­ra­ture que plu­sieurs équipes ont été dé­ployées. Les condi­tions de sa­me­di ont ren­du le tra­vail des pom­piers plus dif­fi­cile.

« Le pro­blème c’est les équi­pe­ments, équi­pe­ment en gel et ap­pa­reils res­pi­ra­toires. Alors on de­mande plus de per­son­nel sur place pour avoir une meilleure ro­ta­tion », ex­plique M. Po­mer­leau.

VIADUC DE LA RUE SAINT-MI­CHEL FER­MÉ

Le 11 dé­cembre der­nier, le mi­nis­tère des Trans­ports, de la Mo­bi­li­té du­rable et de l’Élec­tri­fi­ca­tion des trans­ports du Qué­bec avait or­don­né la dé­mo­li­tion de la struc­ture de la rue Saint-Mi­chel, fer­mée de­puis mai 2018. La fer­me­ture de ce pont qui en­jambe l’au­to­route 10 avait en­trai­né du mé­con­ten­te­ment chez les ré­si­dents du sec­teur.

Une pé­ti­tion avait cir­cu­lé dans le quar­tier tou­ché par le dé­tour en juillet der­nier. Les si­gna­taires ré­cla­maient la dé­mo­li­tion du pont pour qu’une re­cons­truc­tion soit faite le plus ra­pi­de­ment pos­sible. Le mi­nis­tère avait par­ta­gé que le pont se­rait re­cons­truit d’ici 2020.

La rue Beau­dry, où l’in­cen­die de sa­me­di a fait rage, se trouve à proxi­mi­té du pont. Le dé­tour à em­prun­ter pour ac­cé­der au sec­teur a re­tar­dé les pom­piers.

« C’est sûr qu’il y a un dé­lai. Les pro­cé­dures opé­ra­tion­nelles font en sorte qu’on dé­place plus de ca­mions-ci­ternes pour ne pas avoir de re­tard au ni­veau de l’ali­men­ta­tion en eau. Le plus im­por­tant c’est l’ali­men­ta­tion en eau et ici on sait que c’est un sec­teur qui n’est pas cou­vert par le ré­seau d’aque­duc », ex­plique le chef Mar­tin Po­mer­leau.

Est-ce qu’un re­tard de huit mi­nutes est im­por­tant dans ce genre d’in­ter­ven­tion ? « C’est sûr que chaque mi­nute compte, mais on fait tout en notre pou­voir pour di­mi­nuer les dé­lais. On n’a au­cun contrôle pré­sen­te­ment sur la si­tua­tion. On prend des me­sures tran­si­toires pour af­fec­ter plus de per­son­nel », ter­mine-t-il.

Le che­min du dé­tour étant plus étroit et avec plu­sieurs vi­rages, le chef des opé­ra­tions as­sure que les ca­mions n’ont pas eu de dif­fi­cul­tés à l’em­prun­ter.

— PHO­TO SPECTRE MÉ­DIA, MI­CHELLE BOU­LAY

Les pom­piers ont dû faire un dé­tour, puisque le pont Saint-Mi­chel a été dé­mo­li en dé­cembre.

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