Les Shows du par­vis

La Ville de Gran­by «tire la plogue»

La Voix de l'Est - - LA UNE - MA­RIE-ÈVE LAM­BERT ma­rie-eve.lam­bert@la­voix­de­lest.ca

GRAN­BY — La Ville de Gran­by « tire la plogue » des Shows du par­vis. Non seule­ment a-t-elle re­ti­ré sa par­ti­ci­pa­tion fi­nan­cière dans l’or­ga­ni­sa­tion de l’évé­ne­ment, mais elle vient en quelque sorte de condam­ner l’ac­cès au site avec l’ins­tal­la­tion de mul­tiples rampes dans l’es­ca­lier me­nant au per­ron de l’église Notre-Dame, au grand dam de Jean Bru­neau.

« Je suis ex­trê­me­ment dé­çu, a ad­mis l’ins­ti­ga­teur de cette sé­rie de spec­tacles ex­té­rieurs gra­tuits. Chaque an­née de­puis sept ans, je leur dé­po­sais un bi­lan po­si­tif. Quand j’ai su en dé­cembre que je n’au­rais pas d’ar­gent pour 2018, je croyais pou­voir me dé­brouiller au­tre­ment, mais en­core sur le par­vis. Je leur avais même pro­po­sé des amé­na­ge­ments pour leurs ré­no­va­tions. Mais là... Ils ne les ont vi­si­ble­ment pas retenus. »

Le maire, Pas­cal Bo­nin, ex­plique que la dé­ci­sion d’ins­tal­ler ces rampes s’est prise pour une ques­tion de fa­ci­li­ter l’ac­cès à l’église et de res­pec­ter les normes du Code du bâ­ti­ment. « De toute fa­çon, ce n’est pas son es­ca­lier. Étions-nous pour ne pas mettre de rampes parce que lui veut faire deux trois shows une fois par an­née ? », ajoute-t-il.

UN CHOIX À FAIRE

La Ville a pris la dé­ci­sion de ne pas re­nou­ve­ler sa sub­ven­tion aux Shows du par­vis à l’au­tomne der­nier. Pour trois raisons prin­ci­pales, fait va­loir le maire Bo­nin. « Tout d’abord, parce qu’il n’y a plus de par­vis, ce qui est une mau­dite bonne raison en soi. En­suite, parce que l’as­sis­tance de l’an pas­sé a été ca­tas­tro­phique [NDLR : compte te­nu du chan­tier de l’église Notre-Dame, l’évé­ne­ment s’était te­nu dans la cour du Loft Im­pe­rial et 1000 per­sonnes au to­tal s’étaient dé­pla­cées lors des trois soirs]. Puis parce que l’offre de shows ex­té­rieurs gra­tuits à Gran­by est im­mense, que tout ça coûte de plus en plus cher à pro­duire, et qu’à un mo­ment don­né, il faut faire des choix. On a pré­fé­ré concen­trer nos sub­ven­tions sur ce qu’on consi­dère comme des musts : les À-Cô­tés du Pa­lace, les concerts clas­siques dans le parc Vic­to­ria, Gran­by en fête, et le #par­tu­du7. »

D’ailleurs, ce der­nier évé­ne­ment bé­né­fi­cie de 12 000 $ de plus cette an­née, soit l’équi­valent de l’en­ve­loppe ini­tia­le­ment pré­vue pour les Shows du par­vis. Rap­pe­lons éga­le­ment que le Fes­ti­val de la chan­son, qui cé­lèbre cette an­née ses 50 ans d’exis­tence, s’est vu ac­cor­der une somme de 50 000 $ sup­plé­men­taire. « Donc, c’est pas qu’on coupe dans la culture, on donne plus que ja­mais, mais on fait des choix dif­fé­rents », fait re­mar­quer Pas­cal Bo­nin.

« Jean [Bru­neau] a fait une su­per belle job pen­dant sept ans, on le re­mer­cie beau­coup, mais là, il fau­drait qu’il passe à autre chose », di­til en­core.

Pour sa part, Jean Bru­neau n’est pas en­core tout à fait prêt à tour­ner la page. Il est en ré­flexion à sa­voir s’il ten­te­ra de pro­duire son évé­ne­ment de fa­çon in­dé­pen­dante — comme c’était d’ailleurs le cas aux tout dé­buts, alors qu’il por­tait le nom de Jeu­dis Shows sur le per­ron.

— P⋆OTO ALAIN DION

L’ins­tal­la­tion de mul­tiples rampes dans l’es­ca­lier me­nant au per­ron de l’église Notre-Dame vient scel­ler le sort des Shows du par­vis.

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