Caroline Ciot: l’étoile mon­tante du golf fé­mi­nin

La Voix de l'Est - - SPORTS -

voir s’il la connais­sait. Il s’est avan­cé vers la jeune gol­feuse, lui a ten­du la main, l’a sa­luée et m’a dit : « Le Kid, j’te pré­sente Caroline Ciot, la ve­dette mon­tante du golf fé­mi­nin ! »

Cette jour­née-là, comme j’étais ju­me­lé au pro­fes­sion­nel de re­nom Da­niel Tal­bot, je sa­vais que j’al­lais as­sis­ter à tout un spec­tacle. Fi­na­le­ment, j’en ai eu pour mon ar­gent ! Non seule­ment mon par­te­naire a joué une ronde de

69, mais avant celle-ci, j’avais as­sis­té à toute une pre­mière par­tie dans le champ de pra­tique, gra­cieu­se­té de Caroline Ciot !

L’une des nom­breuses qua­li­tés du Par­cours du Vieux-Vil­lage est, sans contre­dit, la condi­tion du ter­rain. Idem pour ses aires d’en­traî­ne­ment. Le ga­zon y est tou­jours im­ma­cu­lé et bien ra­sé, tant et si bien qu’on croi­rait sou­vent être en plein mi­lieu des al­lées. De ces ins­tal­la­tions ma­gni­fiques, Caroline en avait pro­fi­té !

Grâce à son élan tout en sou­plesse, do­té d’un in­croyable tem­po, elle frap­pait tou­jours ses balles au centre de la « cuillère », le sweet spot comme on dit, et ce, en n’uti­li­sant qu’un mi­ni­mum de fric­tion entre le ga­zon et cha­cun de ses bâ­tons.

Ré­sul­tat ? Une fois sa pra­tique ter­mi­née, on au­rait dit qu’un jar­di­nier était pas­sé par-des­sus son aire de frappe tel­le­ment le ga­zon y était tou­jours aus­si four­ni.

En re­ga­gnant nos voi­tu­rettes, j’ac­croche au pas­sage mon chum Marc Hur­tu­bise (di­rec­teur des opé­ra­tions-golf du club hôte et or­ga­ni­sa­teur de l’évé­ne­ment) pour lui ra­con­ter le spec­tacle au­quel je ve­nais d’as­sis­ter.

Je me rap­pelle qu’il n’avait pas pa­ru sur­pris. « Elle est bonne en mau­dit, la p’tite Ciot ! Pis en plus, elle est mar­ke­table, c’est in­croyable ! »

Car non seule­ment Caroline est une ex­cel­lente gol­feuse, mais elle est aus­si « belle comme un coeur » avec un sou­rire Pep­sodent et, sur­tout, elle est gen­tille comme tout. Elle fe­rait as­su­ré­ment une bonne porte-pa­role pour n’im­porte quelle compagnie oeu­vrant dans le­[email protected]­voix­de­lest.ca le monde du sport !

Vou­lant en sa­voir plus à son su­jet, nous avons donc ré­cem­ment dis­pu­té une ronde en­semble et, en­core une fois, j’ai été lit­té­ra­le­ment im­pres­sion­né par son jeu.

« J’ai com­men­cé à jouer à 17 ans et j’ai eu la pi­qûre dès le dé­part, m’a-t-elle ra­con­té. Mon père étant un très bon gol­feur, di­sons que ç’a ai­dé énor­mé­ment à me faire ap­pré­cier le sport, mais aus­si à fa­ci­li­ter ma tran­si­tion, puisque je ve­nais de lais­ser la gymnastique de com­pé­ti­tion en rai­son d’une vi­laine bles­sure ». Caroline Ciot a au­jourd’hui 27 ans.

« J’ai donc joint le pro­gramme Sports-Études que l’AGP (As­so­cia­tion des gol­feurs pro­fes­sion­nels du Qué­bec) of­fert au Cé­gep Édouard-Mont­pe­tit, à Lon­gueuil, et je ne l’ai ja­mais re­gret­té ! »

Ce se­ra d’ailleurs sa pro­gres­sion en tant que gol­feuse col­lé­giale qui l’amè­ne­ra à por­ter les cou­leurs des Ca­ra­bins de l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal, for­ma­tion avec la­quelle elle a ter­mi­né au 1er rang du cir­cuit uni­ver­si­taire du­rant quatre an­nées consé­cu­tives, soit de 2013 à 2016 in­clu­si­ve­ment. Un ex­ploit, il va sans dire, to­ta­le­ment re­mar­quable.

« C’est vrai­ment avec les Ca­ra­bins que j’ai pris conscience de mon ta­lent, pour­suit celle qui du­rant son en­fance et son ado­les­cence fai­sait de la com­pé­ti­tion au ni­veau pro­vin­cial et na­tio­nal. Mes an­nées en gym m’avaient ame­née à dé­ve­lop­per mon cô­té ath­lé­tique. J’ai donc été en me­sure de conser­ver une grande flexi­bi­li­té, un élé­ment né­ces­saire pour qui­conque qui veut bien frap­per la balle. »

« Tou­te­fois, je suis bien consciente qu’il n’y a ja­mais rien d’ac­quis et que la route vers la LPGA se­ra par­se­mée d’em­bûches, phi­lo­sophe Caroline, qui s’en­traîne avec le Gran­byen Pierre Du­gas. Voi­là la rai­son pour la­quelle que je me dois tou­jours de tra­vailler fort. »

« En ce qui concerne mes ob­jec­tifs, je vous di­rais qu’à court terme, ils sont as­sez réa­listes. À vrai dire, j’en ai juste un pour le mo­ment : ce­lui de me rendre jus­qu’à la 3e étape du Q-SCHOOL (Qua­li­fi­ca­tions fi­nales vers la LPGA), ce qui me per­met­trait d’évo­luer à temps plein sur le Sy­me­tra Tour (l’équi­valent en golf fé­mi­nin de la Ligue Amé­ri­caine de Ho­ckey par rap­port à la LNH). Une fois ren­due là, tout peut ar­ri­ver ! », a ter­mi­né celle qui par­tage la vie du foot­bal­leur qué­bé­cois Da­vid Fou­cault, l’ex­cellent joueur de ligne of­fen­sive des Lions de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique dans la LCF. On sou­haite à Caroline la meilleure des chances dans la pour­suite de sa car­rière, car comme le di­sait mon chum Hur­tu­bise, « la p’tite est belle, elle est bonne et elle est mar­ke­table ! »

— DAN­NY GÉ­LI­NAS

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