L’adap­ta­tion amé­ri­caine d’In­tou­chables en tête du box-of­fice

La Voix de l'Est - - ARTS ET SPECTACLES -

WA­SHING­TON — Mal­me­né par la cri­tique et à l’ori­gine d’une po­lé­mique sur l’in­car­na­tion du han­di­cap, le film The Up­side, adap­ta­tion amé­ri­caine d’In­tou­chables, s’est his­sé pour sa sor­tie au som­met du box-of­fice nord-amé­ri­cain, se­lon les chiffres pro­vi­soires pu­bliés di­manche par la so­cié­té spé­cia­li­sée Ex­hi­bi­tor Re­la­tions.

Un peu plus de sept ans après le film phé­no­mène aux près de 20 mil­lions d’en­trées en France, The Up­side a gé­né­ré 19,6 mil­lions de dol­lars entre ven­dre­di et di­manche aux États-Unis et au Ca­na­da.

Avec Bryan Crans­ton dans le rôle d’un ri­chis­sime té­tra­plé­gique du quar­tier hup­pé d’Up­per East Side à New York, et Ke­vin Hart dans ce­lui de son aide-soi­gnant, ve­nu du Bronx, le re­make a dé­trô­né Aqua­man, qui avait flot­té trois de se­maines de suite en haut du clas­se­ment.

SEPT ANS APRÈS

Un peu plus de sept ans après le film phé­no­mène aux 51 mil­lions d’en­trées dans le monde et 416 mil­lions de dol­lars de re­cettes, The Up­side ca­pi­ta­lise sur la re­cette qui a fait le suc­cès de l’ori­gi­nal.

Le sy­nop­sis est qua­si­ment le même et de nom­breuses scènes sont re­pro­duites qua­si­ment à l’iden­tique.

Mais du point de vue de plu­sieurs cri­tiques amé­ri­cains in­fluents, comme Cath Clarke de Time Out ou Emi­ly Yo­shi­da de Vul­ture, le ré­sul­tat est un film plein de bons sen­ti­ments et de cli­chés, en par­ti­cu­lier sur le per­son­nage de Dell Scott. « Sug­gé­rer, même dans une co­mé­die grand pu­blic, que les di­vi­sions ra­ciales peuvent être ef­fa­cées par Pa­va­rot­ti et un joint re­lève de l’âge de pierre », a écrit Cath Clarke.

Ce­pen­dant, nombre de cri­tiques sa­luent la pres­ta­tion du duo com­po­sé de l’hu­mo­riste Ke­vin Hart et du co­mé­dien Bryan Crans­ton.

DÉ­BAT SUR LA RE­PRÉ­SEN­TA­TION

Le film a éga­le­ment dé­clen­ché une po­lé­mique, avant même sa sor­tie, née du fait que la pro­duc­tion a choi­si de faire in­ter­pré­ter un té­tra­plé­gique par Bryan Crans­ton, qui ne pré­sente au­cun han­di­cap.

« En tant qu’ac­teur han­di­ca­pé, per­met­tez-moi de sou­li­gner le fait que ces rôles sont les seuls pour les­quels les ac­teurs à mo­bi­li­té ré­duite pour­raient être pris en consi­dé­ra­tion... et pour­tant, ils ne le sont pas », a com­men­té l’ac­teur Al­ly Craig sur Twit­ter.

« En tant qu’ac­teurs, on nous de­mande de jouer d’autres per­sonnes », s’est dé­fen­du Bryan Crans­ton dans un en­tre­tien à l’agence bri­tan­nique Press As­so­cia­tion. « Si je suis hé­té­ro­sexuel, d’âge mûr et ai­sé, ce­la si­gni­fie-t-il que je ne peux pas jouer quel­qu’un qui ne soit pas ai­sé, que je ne peux pas jouer un ho­mo­sexuel ? »

Le film est le pre­mier sor­ti par l’an­cienne mai­son de pro­duc­tion d’Har­vey Wein­stein, The Wein­stein Com­pa­ny, de­puis la pu­bli­ca­tion des pre­miers té­moi­gnages vi­sant le ma­gnat d’Hol­ly­wood, dé­but oc­tobre 2017. Pré­sen­té au fes­ti­val de To­ron­to en sep­tembre 2017, The Up­side au­ra at­ten­du 16 mois avant de sor­tir en salles, le temps à la mai­son de pro­duc­tion d’être ven­due et re­bap­ti­sée Lan­tern Entertainment.

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