Les grands hon­neurs pour Yvon Des­trempes

Chambre de Com­merce et d’in­dus­trie Ber­thier-d’au­tray

L'Action D'Autray - - ACTUALITÉS - PIERRE BEL­LE­MARE

AF­FAIRES.AYANT ap­pris à se dé­brouiller très jeune et l’en­tre­pre­neu­riat cou­lant dans ses veines, Yvon Des­trempes pos­sède un élo­quent che­mi­ne­ment dans le monde des af­faires. Les Fils Mé­tal­liques Ber­thier est l’en­tre­prise où il a prin­ci­pa­le­ment uti­li­sé ses ta­lents.

Se­lon la Chambre de Ber­thier-d’au­tray, il est le por­trait exem­plaire de l’ex­pert en­tre­pre­neur. L’or­ga­nisme vient de lui ac­cor­der le titre de « Per­son­na­li­té d’af­faires », en ce dé­but d’an­née.

FAIRE SON CHE­MIN

Yvon Des­trempes pos­sède ses ra­cines à Saint-cu­th­bert. Ses pa­rents étaient agri­cul­teurs. Il était vu comme la re­lève sur la ferme.

Quoique très in­té­res­sé par la ma­chi­ne­rie, le dé­ve­lop­pe­ment d’ou­tils, la ré­pa­ra­tion et l’en­tre­tien des équi­pe­ments, le travail de culti­va­teur n’a pas sem­blé être fait pour lui.

« Bien convain­cu de ses am­bi­tions et mal­gré le dé­cès su­bit de son père à l’âge de 44 ans, Yvon dé­cide de quit­ter la ferme et de faire son che­min ailleurs », a-t-on pré­ci­sé dans sa pré­sen­ta­tion.

As­sem­bleur chau­dron­nier chez Ma­rine In­dus­trie de So­rel a été son pre­mier em­ploi. Il y est res­té quinze ans. Il a pro­fi­té de plu­sieurs for­ma­tions. Il y a fait ses classes et ses ap­pren­tis­sages.

Du­rant cette pé­riode, le soir et les fins de se­maine, au ga­rage de la ferme, il a fa­bri­qué des re­morques qu’il a ven­dues ou ré­pa­rées pour ses voi­sins agri­cul­teurs.

Il a en­suite oeu­vré du­rant 11 ans pour Fi­li­chrome de Jo­liette, une en­tre­prise qui fa­brique prin­ci­pa­le­ment des ta­blettes de fils mé­tal­liques pour Fri­gi­daire. Il y a été su­per­vi­seur du­rant neuf ans et au vo­let « Re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment » du­rant deux ans.

Il s’as­so­cie en­suite à Luc Cham­pagne, un ami cu­th­ber­tois, et fonde Fils mé­tal­liques Ber­thier.

La com­pa­gnie compte trois em­ployés. Yvon est sup­por­té par Ma­rielle, sa conjointe, qui, tout en tra­vaillant à temps plein ailleurs, s’oc­cupe des ju­melles.

L’en­tre­prise pro­gresse au fil des ans. Yvon ra­chète les parts de son par­te­naire. Au­jourd’hui, 35 per­sonnes y tra­vaillent à temps plein. Ma­rielle a re­joint son conjoint dans l’en­tre­prise de­puis six ans.

Fils mé­tal­liques Ber­thier fa­brique des pré­sen­toirs pour les clients à pe­tits vo­lumes. Ses pro­duits se re­trouvent dans des ma­ga­sins au Qué­bec, en On­ta­rio et même aux États-unis.

« D’avoir choi­si un mar­ché « ni­ché » si étroi­te­ment a as­su­ré la sur­vie de l’en­tre­prise, contrai­re­ment à plu­sieurs autres du même do­maine qui ont dû fer­mer leurs portes face à la concur­rence des géants asia­tiques», a-t-on si­gna­lé.

M. Des­trempes note que le suc­cès de l’en­tre­prise vient aus­si de l’in­té­rieur. Il est fier de son per­son­nel. Les trois quarts des em­ployés y tra­vaillent de­puis plus de dix ans. Une de ses grandes réa­li­sa­tions a été de rendre l’en­tre­prise au­to­nome.

« Chez Fils Mé­tal­liques, plus be­soin de « boss » pour faire rouler la pro­duc­tion. Un co­mi­té de travail est for­mé par­mi les em­ployés et tous se res­pectent dans cette stra­té­gie qui aide au­tant aux re­la­tions de travail qu’à la pro­duc­tion. C’est un bel exemple en­tre­pre­neu­rial», a-t-on dé­voi­lé.

De­puis l’an der­nier, un trans­fert s’est ef­fec­tué. L’en­tre­prise ap­par­tient main­te­nant à Steve Gra­vel qui y a été re­pré­sen­tant du­rant 15 ans.

(Pho­to L’ac­tion D’au­tray – Pierre Bel­le­mare)

Yvon Des­trempes (au centre) a re­çu son tro­phée des mains de Va­nes­sa Syl­vestre (membre du co­mi­té « Per­son­na­li­té ») et Jean-fran­çois La­porte (pré­sident de la Chambre).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.