Am­bu­lance Saint-ga­briel ré­clame un ajout de res­sources

Équipe en pé­riode de pointe

L'Action D'Autray - - ACTUALITÉS - PIERRE BEL­LE­MARE

Ur­gence.am­bu­lance Saint-ga­briel veut que le ta­pis cesse de lui glis­ser sous les pieds. L’en­tre­prise tient à ré­cu­pé­rer l’équipe de ren­fort en pé­riode de pointe (entre 7 et 15 heures) qui lui a été en­le­vée en août 2008, pour une pé­riode de six mois, mais qu’elle n’a fi­na­le­ment ja­mais re­trou­vée.

Cette si­tua­tion fait qu’elle n’a pu ré­pondre qu’à 72,9 % des ap­pels dans sa zone d’opé­ra­tion pour 2016-2017 (70,8% pour 2017 jus­qu’à au­jourd’hui). L’ob­jec­tif du Centre in­té­gré de san­té et de ser­vices so­ciaux (CISSS) est de 85 %. Des am­bu­lances pro­ve­nant d’autres zones ont cou­vert les autres ap­pels, avec les dé­lais que ce­la im­plique.

DE­MANDES RÉ­PÉ­TÉES

Deux am­bu­lances étaient dis­po­nibles, jus­qu’au 1er août 2008, pour ré­pondre aux ap­pels dans les sept mu­ni­ci­pa­li­tés des­ser­vies (Ville Saint-ga­briel, Saint-ga­briel-de-bran­don, Saint-cléo­phas, Man­de­ville, Saint-di­dace, Saint-da­mien-de-bran­don, Saint-nor­bert).

Une équipe était en ser­vice se­lon l’ho­raire de fac­tion 7-14 (dis­po­ni­bi­li­té sur 24 heures, sept jours sur 14; en congé les autres jours). Une autre équipe était en ren­fort entre 7 et 15 heures, soit du­rant la pé­riode de pointe.

Le 1er août 2008, pour une rai­son qui est en­core obs­cure aux yeux de Louis-oli­vier Rous­sin, di­rec­teur aux opé­ra­tions d’am­bu­lance Saint-ga­briel, Qué­bec a abo­li la pré­sence de cette der­nière équipe tan­dis que la pre­mière est pas­sée d’un fonc­tion­ne­ment de type 7-14 à un mode d’opé­ra­tion à l’heure.

Les de­mandes ré­pé­tées d’am­bu­lance Saint-ga­briel et de ses par­te­naires de re­ve­nir à la si­tua­tion d’avant 2008 sont de­meu­rées lettre morte.

L’ho­raire de type 40 heures de­vait être ré­cu­pé­ré le 1er avril 2009. M. Rous­sin af­firme que se­lon l’agence de la san­té de l’époque, les bud­gets étaient al­loués comme pré­vu. Tou­te­fois, sui­vant ce qu’il si­gnale, juste avant que le mi­nis­tère de la San­té et des Ser­vices so­ciaux ne dé­cide de ré­gu­la­ri­ser la si­tua­tion, une dé­ci­sion de Qué­bec a plu­tôt en­voyé l’ajout dans la zone d’opé­ra­tion d’am­bu­lance 0911 de Saint-do­nat.

Maire de Ville Saint-ga­briel et pré­fet de la MRC de D’au­tray, Gaé­tan Gra­vel avance que des pres­sions po­li­tiques sont à la base de ce geste. « On nous a dit que les pres­sions sont ve­nues de l’ex­té­rieur. On en a dé­duit que ce sont des pres­sions po­li­tiques », ex­plique-t-il.

« Nous avons pré­sen­te­ment dans la ca­serne trois vé­hi­cules am­bu­lan­ciers de­puis cette époque, dont un est en opé­ra­tion 24 heures par jour et un autre quatre heures par fin de se­maine », dé­clare M. Rous­sin.

M. Gra­vel évoque l’ex­pé­rience vé­cue par l’un des membres du conseil mu­ni­ci­pal. Le vé­hi­cule d’am­bu­lance Saint-ga­briel était sur un trans­port à Jo­liette. C’est une am­bu­lance de Raw­don qui l’a pris en charge. Le dé­lai a été d’une qua­ran­taine de mi­nutes, sui­vant ce qu’il a fait sa­voir.

« On a fait beau­coup d’ef­fort pour amé­lio­rer l’image de la ville. Ce­la amène une hausse de la po­pu­la­tion », men­tionne-t-il. Il met en lu­mière que l’ex­cel­lence des ser­vices est pri­mor­diale ; évo­quant la qua­li­té du ser­vice de sé­cu­ri­té-in­cen­die dont s’est do­té la MRC de D’au­tray et dont dis­pose Ville Saint-ga­briel.

« On est là pour mon­trer le dés­équi­libre. La po­pu­la­tion est en droit d’ob­te­nir un ser­vice op­ti­mal », ter­mine M. Rous­sin.

(Pho­to L’ac­tion D’au­tray – Pierre Bel­le­mare)

Gaé­tan Gra­vel et Louis-oli­vier Rous­sin ont ren­con­tré les mé­dias ré­gio­naux, la se­maine der­nière.

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