Les gens d’af­faires in­ci­tés à ne ja­mais perdre de vue leur ob­jec­tif

Marc Grif­fin de­vant la Chambre de Com­merce de Ber­thier-d’au­tray

L'Action D'Autray - - ACTUALITÉS - PIERRE BEL­LE­MARE

AF­FAIRES. Ex­ploi­ter nos forces, évi­ter de craindre l’échec, conser­ver une at­ti­tude de cham­pion et tout don­ner pour réa­li­ser nos rêves est la re­cette à suc­cès, dans le sport comme en af­faires, se­lon Marc Grif­fin.

«Soyez tou­jours en mode so­lu­tion» a aus­si men­tion­né l’ex-porte-cou­leurs des Dod­gers de Los An­geles et des Ex­pos de Mon­tréal aux gens d’af­faires ras­sem­blés lors du der­nier di­ner-confé­rence de la Chambre de Com­merce et d’in­dus­trie Ber­thier-d’au­tray. Quelque 65 per­sonnes l’ont écou­té avec at­ten­tion.

CHE­MI­NE­MENT

Marc Grif­fin a évo­qué son che­mi­ne­ment de vie pour ap­puyer ses pro­pos.

Ori­gi­naire de la ré­gion de la ca­pi­tale, il dit avoir af­fir­mé à son père qu’il joue­rait un jour pour les Nor­diques de Qué­bec lorsque ce der­nier l’a ame­né pour la pre­mière fois au Co­li­sée. Il était âgé de six ans.

Plus tard, il a vou­lu par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques après avoir été fas­ci­né par les cé­ré­mo­nies d’ou­ver­ture, à la té­lé.

Puis il a ap­pris à ai­mer le ba­se­ball. Son père écou­tait la des­crip­tion des matchs des Ex­pos à la ra­dio. À l’âge de 10-11 ans, il a eu le coup de foudre lors­qu’il a as­sis­té à une par­tie au stade olym­pique.

Il s’est dé­fon­cé pour réa­li­ser ses trois rêves.

Il a évo­lué au sein de dif­fé­rentes équipes de ba­se­ball. Il a re­çu une in­vi­ta­tion à prendre part au camp des Ex­pos alors qu’il fai­sait par­tie de l’équipe Élite du Qué­bec. « J’étais comme un pe­tit gar­çon dans un ma­ga­sin de bon­bons», a-t-il ra­con­té. Il vou­lait de­ve­nir un Ga­ry Car­ter.

Ses forces et fai­blesses ont été éva­luées. On lui a of­fert de de­ve­nir vol­ti­geur puis­qu’il avait une grande qua­li­té : sa ra­pi­di­té.

On lui a don­né une se­maine pour faire ses preuves. Il a ex­ploi­té ses forces. Il a ob­te­nu le poste.

Les offres ont com­men­cé à ar­ri­ver. Il a dû faire un choix entre le ho­ckey et le ba­se­ball. Ce der­nier sport lui don­nant l’op­por­tu­ni­té de par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques, il a choi­si cette ave­nue.

Tou­te­fois, il a su­bi une en­torse à une che­ville lors d’un match d’une tour­née à Taï­wan. Nor­ma­le­ment, un joueur se re­trouve sur la touche pour de quatre à six se­maines.

Il a tra­vaillé fort en ré­adap­ta­tion avec un soi­gneur des Nor­diques. Douze jours plus tard, il était prêt à re­ve­nir sur le ter­rain. Il s’est fait convain­cant au­près des di­ri­geants de l’équipe. On lui a dit de re­joindre le club à In­dia­na­po­lis. Il a par­ti­ci­pé à la pre­mière par­tie de sa for­ma­tion, contre les États-unis.

Le test a été pro­bant. Il a pu conti­nuer d’être de l’ali­gne­ment aux Jeux pan-amé­ri­cains (pré­am­bule aux Jeux Olym­piques). « Soyez tou­jours en mode so­lu­tion », a-t-il af­fir­mé.

Il a che­mi­né vers les Jeux olym­piques. Il se rap­pelle avoir pas­sé un « été de fou ».

Une offre des Blues Jays est ar­ri­vée. Puis ce fut celles des Ex­pos et des Dod­gers. Il a fi­na­le­ment si­gné avec cette der­nière équipe.

Plus tard, il a été échan­gé aux Ex­pos.

Une bles­sure a pro­vo­qué sa re­traite du ter­rain. Il n’a pas de re­grets puis­qu’il a tout don­né. De nou­veau, il a su ex­ploi­ter ses forces. Il a ju­me­lé sa fa­ci­li­té de s’ex­pri­mer à ses connais­sances du ba­se­ball et est de­ve­nu com­men­ta­teur au ré­seau ra­dio des Ex­pos.

«Soyez à la bonne place, au bon mo­ment. L’im­por­tance, c’est de sai­sir le mo­ment », a-t-il ter­mi­né.

(Pho­to L’ac­tion D’au­tray – Pierre Bel­le­mare)

Jean-fran­çois La­porte (pré­sident de la Chambre de Ber­thier D’au­tray) a ac­cueilli Marc Grif­fin.

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